Comment attirer davantage d’investisseurs étrangers au Tchad ? C’est la question au cœur d’une étude scientifique publiée dans la revue paperASIA, à laquelle a contribué Khalil Abakar Moussa Kaya, chercheur affilié à la Faculté d’économie et de gestion de l’Université nationale de Malaisie.
Premier auteur et auteur correspondant de cette publication, il a travaillé avec Mohd Azlan Shah Zaidi, Rohayu Abdul Ghani et Saeed Abdullatif Alblooshi. Leur étude repose sur une enquête menée auprès de 417 cadres supérieurs, directeurs et dirigeants d’entreprises à capitaux étrangers installées à N’Djamena.
Les résultats mettent en avant trois facteurs importants pour attirer les investissements étrangers : les compétences de la main-d’œuvre, le développement des infrastructures et l’intervention des différentes parties prenantes.
Parmi ces facteurs, l’intervention des parties prenantes apparaît comme la plus influente dans le modèle étudié.
Les auteurs soulignent ainsi l’importance d’une bonne coordination entre les institutions et les acteurs économiques pour améliorer les conditions d’accueil des investisseurs.
Pour renforcer l’attractivité du Tchad, ils recommandent également de simplifier les démarches administratives, de développer la formation technique et professionnelle et d’investir davantage dans les secteurs de l’énergie, des transports et du numérique.
À travers cette publication, Khalil Abakar Moussa Kaya et ses coauteurs apportent des éléments de réflexion sur les défis économiques du Tchad.
Cette étude contribue à mieux documenter les facteurs susceptibles de favoriser les investissements étrangers et à éclairer les décisions en faveur du développement du pays.
