La quatrième session de la Commission mixte de coopération entre le Tchad et l’Égypte s’est ouverte ce jeudi 6 août 2026 à N’Djamena, marquant une nouvelle étape dans le renforcement des relations entre les deux pays. En présence du ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Abdoulaye-Sabre Fadoul et son homologue égyptien des Affaires étrangères, Dr Badr Abdelatty.
Cette rencontre de haut niveau vise à faire le point sur les accords conclus lors des précédentes sessions, à évaluer les actions déjà engagées et à définir de nouveaux axes de coopération. Les travaux sont répartis entre trois commissions sectorielles couvrant les principaux domaines de partenariat entre N’Djamena et Le Caire.
La première commission est consacrée aux questions politiques, diplomatiques, juridiques et sécuritaires. Les participants examinent notamment les consultations politiques, les questions consulaires et migratoires, la coopération judiciaire, la lutte contre le terrorisme, la défense, ainsi que les enjeux régionaux, les médias, les affaires religieuses et le renforcement des capacités diplomatiques.
La deuxième commission porte sur la coopération économique et le développement durable. Les échanges concernent le commerce, les investissements, les finances, les transports, l’aviation civile, les infrastructures, les mines, le pétrole, l’énergie, les ressources en eau, l’agriculture, l’élevage, l’environnement, les technologies numériques et les télécommunications. L’objectif est d’identifier de nouveaux projets capables de dynamiser les échanges économiques et les investissements entre les deux États.
La troisième commission s’intéresse au développement humain et à la coopération socioculturelle. Les discussions portent sur la santé, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’éducation, la jeunesse, les sports, le tourisme, la promotion de la femme, les affaires sociales et l’emploi. Une attention particulière est accordée au fonctionnement de l’Université régionale d’Alexandrie à Toukra, à la mobilité des étudiants et des enseignants, à la coopération hospitalière ainsi qu’au développement de la recherche scientifique.
Au cours de cette session, les experts des deux pays évaluent les engagements antérieurs, identifient les difficultés rencontrées et formulent des recommandations qui seront soumises à la réunion ministérielle.
