Le ministère de la Femme et de la Petite Enfance a lancé, ce jeudi 22 octobre 2026, un atelier de formation de trois jours destiné à 85 magistrats, policiers et agents de santé sur la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre (VBG). L’initiative est soutenue par le projet SWEDD+ et la Banque mondiale.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Secrétaire générale adjointe du ministère, Mme Basgue née Toubakere Midir. Cette formation vise à renforcer les compétences des participants afin d’assurer une prise en charge de qualité, confidentielle et respectueuse des droits des survivantes, tout en améliorant la coordination entre les services médicaux et judiciaires.
Pour le coordinateur national du projet SWEDD+, Mahamat Saleh Ati, les violences basées sur le genre restent un défi majeur pour la protection des droits humains et le développement. Elles portent atteinte à la dignité, à l’intégrité et à la sécurité des femmes et des filles, avec des conséquences sur leurs familles et leurs communautés.
Il a souligné que la lutte contre ces violences ne doit pas se limiter à la prévention. Elle doit également garantir à chaque survivante un accès rapide à des services adaptés, confidentiels et respectueux de ses droits.
De son côté, Mme Basgue née Toubakere Midir a expliqué que cet atelier vise notamment à mieux faire connaître les différentes formes de VBG, leurs causes, leurs conséquences et les textes juridiques en vigueur. Il doit également permettre aux participants d’acquérir des compétences pour identifier, signaler et prévenir ces violences, ainsi que de promouvoir des normes plus équitables au sein de leurs communautés.
Cette initiative intervient dans un contexte préoccupant. Selon les données évoquées lors de l’atelier, le taux de femmes victimes de violences au Tchad s’élevait à 76,84 % en 2025.
TWM/ Ahmat Mbodou Mahamat
