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Tanzanie : Les violences post-électorales atteignent la frontière avec le Kenya

Les tensions nées des élections contestées en Tanzanie continuent de s’intensifier. Le 30 octobre, des troubles ont éclaté à la frontière avec le Kenya, perturbent sérieusement le trafic transfrontalier à Namanga, ville frontalière kenyane. Des affrontements ont opposé manifestants tanzaniens et forces de l’ordre, et selon des témoins, la situation s’est tendue lorsque des policiers tanzaniens ont lancé des grenades lacrymogènes en territoire kenyan.

Ces violences ont bloqué les échanges commerciaux et les déplacements entre les deux pays. Commerçants et voyageurs sont restés coincés alors que les autorités kényanes et tanzaniennes tentaient de contenir la situation.

À l’échelle nationale, les manifestations en Tanzanie se poursuivent pour une deuxième journée consécutive. Le 29 octobre, jour du scrutin, la participation a été faible et des actes de violence ont éclaté dans l’après-midi : un bus et une station-service ont été incendiés, des postes de police attaqués, et des centres de vote vandalisés. D’après Amnesty International, deux personnes un civil et un policier ont perdu la vie.

Le gouvernement reste silencieux sur ces incidents. Pendant ce temps, le parti au pouvoir, Chama Cha Mapinduzi (CCM), qui dirige le pays depuis l’indépendance en 1961, consolide son emprise. Les deux principaux partis d’opposition ont été exclus du scrutin, laissent la présidente sortante Samia Suluhu Hassan affronter 16 candidats mineurs.

La commission électorale a annoncé le 30 octobre 2025, que Mme Hassan était largement en tête, avec 96,99 % des voix dans les premières circonscriptions dépouillées. Une situation dénoncée par le Parlement européen, qui a qualifié les élections de « ni libres ni équitables » et a appelé les partenaires démocratiques à défendre les droits humains en Tanzanie.

Africanews 

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