©JALAL MORCHIDI/EPA/MAXPPP - epa13144335 Young men who returned from Spain gather at the Bab Sebta border crossing near Fnideq, Morocco, 31 July 2026. The unrest erupted as thousands gathered near the border, some attempted to cross into Ceuta and clashed with Moroccan security forces. EPA/JALAL MORCHIDI (MaxPPP TagID: maxbestof348641.jpg) [Photo via MaxPPP]
Un calme précaire est revenu samedi dans l’enclave espagnole de Ceuta, après l’arrivée massive d’au moins 60 000 migrants en provenance du Maroc entre jeudi et vendredi.
Selon les autorités espagnoles, près de 48 000 migrants sont déjà retournés au Maroc. Toutefois, certains ont choisi de rester à Ceuta malgré les difficultés.
Parmi eux, Mohamed Hatri, un Marocain de 23 ans, dénonce les conditions de vie sur place. Il affirme que les migrants manquent de nourriture et d’eau et que la fermeture des commerces vise à les pousser à rentrer au Maroc. Malgré cela, il assure vouloir rester.
La situation perturbe également le quotidien des habitants. De nombreux commerces ont fermé leurs portes ou ont été rapidement dévalisés, rendant difficile l’approvisionnement en produits de première nécessité. Des habitants se plaignent de ne plus trouver de pain ni de nourriture.
Le maire-président de Ceuta, Juan Jesús Vivas, a indiqué que la ville avait été profondément bouleversée par cette crise frontalière, qu’il qualifie de plus grave de son histoire. Il a précisé que les opérations de retour des migrants se poursuivent, en soulignant que la situation n’est pas encore revenue à la normale et qu’un important dispositif de sécurité reste en place.
Le gouvernement espagnol a annoncé que le bilan de cette crise migratoire s’élève désormais à 67 morts. Les victimes sont décédées principalement par noyade ou lors d’une bousculade survenue au moment où des migrants tentaient de franchir une barrière de protection.
Avec Africanews
