Le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr Abderahim Awat Atteïb, a officiellement lancé, ce lundi 2 novembre 2026, à Tchili, une localité située à environ 15 kilomètres de Mao, dans la province du Kanem, la campagne conjointe de vaccination du cheptel contre la peste des petits ruminants (PPR) et la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), au titre de la période 2026-2027.
La cérémonie s’est déroulée en présence du Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Kanem, des autorités administratives et traditionnelles, d’une délégation nigérienne ainsi que de plusieurs acteurs du secteur de l’élevage.
Mise en œuvre par le Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), avec le financement de la Banque mondiale, cette campagne vise à protéger le cheptel contre ces deux maladies qui affectent la santé animale et freinent la productivité de l’élevage.
Prenant la parole, le coordonnateur du PRAPS-2 Niger et chef de la délégation nigérienne, Dr Atté Issa, a souligné la nécessité d’une mobilisation commune pour lutter contre ces maladies prioritaires. Selon lui, elles constituent un frein au développement de l’élevage et à l’amélioration de la productivité du cheptel, pourtant essentiels aux économies des deux pays. Il a réaffirmé l’engagement du Niger à accompagner les efforts de vaccination des animaux de part et d’autre de la frontière.
De son côté, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Kanem, Issaka Koty Yacoub, a appelé à une mobilisation de tous les acteurs, en étroite collaboration avec les autorités traditionnelles et coutumières, afin d’amener le maximum de troupeaux à bénéficier de la vaccination.
Pour sa part, le ministre de l’Élevage a rappelé que ce secteur constitue un pilier essentiel de l’économie tchadienne. Il a particulièrement insisté sur les conséquences de la peste des petits ruminants, qui touche les ovins et les caprins, dont dépendent de nombreuses familles pour leurs revenus et la constitution de leur patrimoine.
Le ministre a également annoncé que la vaccination contre la peste des petits ruminants est entièrement gratuite pour les éleveurs. Il a précisé qu’une dose vaccinale correctement administrée confère une protection à vie contre cette maladie. Le marquage à l’oreille des animaux vaccinés permettra aussi de faciliter leur identification lors des prochaines campagnes et d’améliorer le suivi de la couverture vaccinale.
À travers cette campagne, les autorités entendent renforcer la santé animale, préserver le cheptel et soutenir les moyens de subsistance des populations vivant de l’élevage.
