Le ministère de l’Élevage et de la Production animale a ouvert, ce 29 octobre 2026, à l’hôtel de l’Amitié, une rencontre transfrontalière réunissant des acteurs du secteur de l’élevage du Tchad, du Burkina Faso et du Niger. Les échanges portent sur la planification et l’harmonisation des campagnes de vaccination contre la peste des petits ruminants (PPR) et la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB).
La cérémonie d’ouverture a été présidée par Mahamat Makoundji, directeur général adjoint des Services vétérinaires, en présence de Yacoub Ibrahim Djouma, coordonnateur national du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS), ainsi que de plusieurs représentants du secteur de l’élevage des trois pays.
Dans son intervention, Yacoub Ibrahim Djouma a rappelé le rôle du PRAPS-2 dans l’amélioration de la santé animale et le contrôle des médicaments vétérinaires. À travers cette composante, le projet accompagne les efforts des pays pour renforcer les services vétérinaires, surveiller les maladies animales et améliorer la disponibilité des médicaments et des produits vétérinaires de qualité.
De son côté, le représentant du Centre régional de santé animale (CRSA) de la CEDEAO a souligné l’importance d’une réponse coordonnée face aux maladies qui touchent les élevages au-delà des frontières. Il a notamment rappelé que la peste des petits ruminants fait l’objet d’une stratégie mondiale visant son contrôle et son éradication à l’horizon 2030. Le CRSA accompagne ainsi les pays dans la coordination de la lutte contre ces maladies et dans l’organisation de campagnes conjointes de vaccination.
Ouvrant officiellement les travaux, Mahamat Makoundji a insisté sur la place essentielle de l’élevage dans les économies sahéliennes. Selon lui, ce secteur contribue à la création de richesses, à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à la réduction de la pauvreté et au développement des échanges entre les pays.
Il a également rappelé l’importance particulière de l’élevage au Tchad, où le pastoralisme, la mobilité des troupeaux et les échanges commerciaux transfrontaliers occupent une place majeure.
À travers cette rencontre, les trois pays entendent renforcer leur collaboration et harmoniser leurs stratégies de vaccination afin de mieux protéger les troupeaux, de limiter la propagation des maladies animales et de préserver les moyens de subsistance des éleveurs.
TWM/ Chaïbo Issa Chaïbo
