Le Soudan du Sud renforce son dispositif de surveillance sanitaire face au risque de propagation de l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC).
Dans les zones frontalières, des équipes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), avec l’appui de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (UNMISS), contrôlent les voyageurs et sensibilisent les populations sur les risques liés au virus.
L’objectif est de détecter rapidement tout éventuel cas chez les personnes en provenance de la RDC ou celles qui quittent le Soudan du Sud.
Selon une étude de modélisation publiée dans la revue médicale The Lancet et citée par Euronews, le risque de voir l’épidémie atteindre le Soudan du Sud est estimé à 70 %.
En RDC, l’épidémie a déjà dépassé les 1 000 cas confirmés et fait plus de 260 morts. Le virus Ebola de souche Bundibugyo a également été détecté en Ouganda, où des cas et des décès ont été enregistrés.
Le Soudan du Sud est particulièrement exposé en raison des difficultés de son système de santé. Les capacités de prise en charge des malades, de suivi des personnes contacts, de surveillance aux frontières et d’inhumation sécurisée restent limitées.
Dans les localités proches de la frontière, les agents de santé intensifient les campagnes de sensibilisation. Ils expliquent aux populations les symptômes de la maladie et les mesures permettant de réduire les risques de transmission.
Face à cette menace, les experts recommandent aux pays voisins de renforcer la surveillance aux frontières, le traçage des contacts, la prévention des infections et les mesures de sécurité lors des inhumations.
Le Rwanda et le Burundi sont également exposés, mais présentent un niveau de risque inférieur à celui du Soudan du Sud.
Dans un pays fragilisé par les conflits, les déplacements de populations et l’accès limité aux soins, les autorités sanitaires misent sur la prévention et la détection précoce pour empêcher le virus de franchir de nouvelles frontières.
Avec Africanews
