À Sarh, le troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3) se poursuit. Ce vendredi 3 juillet 2026, notre équipe est allée à la rencontre des habitants, des agents recenseurs et des chefs de quartier pour recueillir leurs impressions. Si la population se montre globalement favorable à cette opération d’envergure nationale, certains dénoncent des insuffisances dans son déroulement. Ils estiment que plusieurs concessions difficiles d’accès ne sont pas visitées, ce qui pourrait compromettre la fiabilité des résultats, et appellent les autorités à renforcer le suivi des opérations.
Côté agents, c’est pas la joie non plus. Leur gros problème. Les gens ne sont pas assez informés. Beaucoup de familles ne pigent pas le but du truc : certains confondent avec une ONG, d’autres s’attendent à recevoir de l’argent. Résultat : des portes se ferment, et ils doivent appeler les chefs de quartier pour débloquer la situation. Sans parler des risques du métier : un agent s’est fait mordre par un chien pendant une tournée. Ça donne une idée des dangers du quotidien.
Au quartier Tatala 1, le chef de quartier est plutôt confiant. Au début, les gens comprenaient de travers, mais maintenant ça roule. Son seul regret : le manque de coordination avec les équipes de recensement. Un petit coup de fil pour prévenir du passage, et tout serait plus simple.
Bref, le RGPH 3 est plutôt bien accueilli à Sarh, malgré les couacs. Pour que ça marche vraiment, faudra plus de sensibilisation, mieux soutenir les agents sur le terrain et bosser main dans la main avec les autorités locales. C’est le prix à payer pour des stats fiables, indispensables pour planifier l’avenir du Tchad.
TWM/ Ndilbé Apollinaire
