À l’occasion de la Journée mondiale contre la rage, célébrée ce 28 septembre 2026, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr Abderahim Awat Atteib, a appelé à une mobilisation collective pour lutter contre cette maladie mortelle, mais évitable.
Placée sous le thème : « Plus forts ensemble », cette journée met l’accent sur la nécessité d’une action coordonnée entre les services vétérinaires, les professionnels de santé, les communautés et les autorités.
Selon le ministre, la rage continue de faire de nombreuses victimes dans le monde, notamment en Afrique et en Asie. La majorité des cas humains sont liés aux morsures de chiens infectés, avec une forte exposition des enfants et des populations rurales.
Au Tchad, la maladie reste endémique. En 2026, 27 cas suspects de rage animale ont été enregistrés par l’Institut de recherche pour le développement. Les analyses de laboratoire ont confirmé 23 cas positifs. Une mortalité humaine a également été signalée dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena.
Face à cette situation, le ministère de l’Élevage travaille avec ceux de la Santé publique et de l’Environnement dans le cadre de l’approche « Une seule santé », qui prend en compte les liens entre la santé humaine, animale et environnementale. La rage figure désormais parmi les maladies zoonotiques prioritaires soumises à la surveillance et à la déclaration obligatoire.
L’objectif affiché par les autorités est d’éliminer la rage canine au Tchad d’ici 2030, notamment grâce à la sensibilisation, à la vaccination des chiens et à une meilleure prise en charge des personnes exposées après une morsure.
Pour accompagner cette lutte, le gouvernement bénéficie notamment de l’appui de la FAO, de l’OMSA, de l’OMS, du Pandemic Fund et de la Banque mondiale.
Sur le terrain, une caravane de sensibilisation sillonnera les dix arrondissements de N’Djamena du 29 septembre au 2 octobre 2026. Une activité de lancement est également prévue le 30 septembre, en présence du ministre de la Santé publique.
TWM/ Mahamat Mouctar
