À Doba, dans le Logone Oriental, les machines communément appelées « andoria » attirent de plus en plus de jeunes en quête de revenus. Face au manque d’opportunités et aux difficultés du secteur agricole, certains quittent les villages pour venir travailler dans ces unités de transformation.
Selon Mahamat Hassan Fadoul, détenteur d’une « andoria », une vingtaine de jeunes travaillent actuellement dans son entreprise. Pour la plupart, ce sont des pères de famille qui dépendent de cette activité pour subvenir aux besoins de leurs proches.
« Ce travail leur permet d’avoir un revenu. Ils sont payés à la semaine ou au mois. Lorsqu’un employé rencontre une difficulté financière, nous essayons de l’aider dans la mesure du possible », explique-t-il.
Mais l’activité fait face à une autre difficulté : la baisse des pluies dans le Logone Oriental. Cette situation affecte notamment la production d’arachide, une matière première essentielle pour approvisionner les « andoria ».
Ainsi, derrière ces machines se joue aussi une réalité sociale : celle de jeunes qui cherchent à travailler et à soutenir leurs familles dans un contexte où l’agriculture, principale source de revenus dans plusieurs localités, devient de plus en plus difficile.
TWM/ Klamadji Nassaradoumbaye
