Depuis quelque temps, Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, connaît une importante hausse du coût de la vie, dans un contexte marqué notamment par l’afflux de réfugiés soudanais. Cette situation pèse lourdement sur les populations locales, qui estiment payer le prix fort de leur hospitalité.
Dans plusieurs secteurs de la ville, le coût des produits et services de première nécessité a fortement augmenté. Le carburant, par exemple, se vend jusqu’à 1 500 FCFA le litre auprès des vendeurs ambulants, tandis que la bouteille de gaz butane de 6 kg oscille entre 8 000 et 9 000 FCFA, rendant son accès difficile pour de nombreux ménages.
Le logement figure également parmi les préoccupations majeures. Le loyer minimum avoisine désormais les 75 000 FCFA par mois, une hausse qui réduit considérablement les possibilités pour les familles à revenus modestes de se loger convenablement.
L’accès à l’eau potable représente aussi une dépense conséquente. Dans certains quartiers, le fût de 200 litres d’eau, provenant des puits modernes ou des châteaux d’eau, est vendu à environ 2 500 FCFA. Même la viande, produit de consommation courante, est devenue onéreuse : 150 grammes se vendent autour de 1 000 FCFA sur certains marchés.
Face à cette situation, les habitants d’Abéché expriment leur vive inquiétude. Pour eux, cette inflation continue affecte directement le pouvoir d’achat et rend les conditions de vie de plus en plus précaires. Si l’afflux de réfugiés soudanais a accentué la pression sur les ressources et les services disponibles, les populations locales appellent à des mesures concrètes pour contenir la hausse des prix et garantir l’accès aux produits essentiels.
TWM / Chaïbo Issa Chaïbo
