L’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC) a apporté des précisions à la suite des réactions suscitées par les constats provisoires de sa mission de vérification à la commune du 5ᵉ arrondissement de N’Djamena.
Dans un communiqué, l’institution indique avoir lancé des missions d’audit, de contrôle et de vérification dans les communes des 5ᵉ et 8ᵉ arrondissements ainsi qu’à la mairie centrale.
Ces investigations étant toujours en cours, les conclusions définitives seront rendues publiques au terme des travaux.
Concernant les kits alimentaires mis à la disposition de la commune par le ministère de la Solidarité, l’AILC précise que 600 kits étaient destinés aux personnes vulnérables. Les vérifications ont révélé que 300 kits ont été distribués conformément aux objectifs du programme, tandis que les 300 autres ont été attribués à des agents de la commune, en dehors des bénéficiaires prévus.
Face à cette irrégularité, la mission de l’AILC affirme avoir adressé des injonctions uniquement à l’ordonnateur chargé de la gestion des ressources publiques, en lui demandant de rembourser les ressources correspondant aux irrégularités constatées. L’institution dément avoir exigé des bénéficiaires des kits alimentaires qu’ils procèdent eux-mêmes à un remboursement.
L’AILC souligne que ce dossier ne représente qu’une partie des constats réalisés dans le cadre de ses missions en cours. Elle annonce qu’une communication officielle sera faite à l’issue des enquêtes afin de présenter l’ensemble des conclusions, ainsi que les éventuelles mesures administratives et poursuites judiciaires qui seront engagées conformément à la loi.
Enfin, l’Autorité appelle les citoyens et les médias à se référer uniquement à ses communications officielles afin d’éviter toute confusion ou désinformation.
