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Nigeria : la compagnie pétrolière nationale libérée du contrôle de l’Etat

Le président Muhammadu Buhari a assuré que la NNPC, réputée être la caisse noire de l’Etat, fonctionnerait désormais comme une entreprise commerciale à part entière.

Mardi 19 juillet, le président nigérian, Muhammadu Buhari, a déclaré que la compagnie pétrolière publique, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC), fonctionnerait désormais comme une entreprise commerciale à part entière, sans interférence ni financement du gouvernement, conformément à la loi sur l’industrie pétrolière, signée il y a un an, qui vise à relancer ce secteur crucial de l’économie, très mal en point.

Le Nigeria, pays de 215 millions d’habitants, est le premier producteur de pétrole d’Afrique, mais le secteur a la réputation d’être corrompu – la NNPC est considérée comme la caisse noire de l’Etat – et peu productif, avec des infrastructures délabrées après soixante ans d’exploitation. Il attire peu d’investissements malgré des réserves gigantesques.

« Nous transformons notre industrie pétrolière afin de renforcer sa capacité et sa pertinence commerciale pour les priorités énergétiques mondiales actuelles et futures », a déclaré le président, ajoutant que « la création d’une compagnie pétrolière nationale indépendante et axée sur le commerce, qui fonctionnera sans dépendre du financement de l’Etat », attirera davantage d’investissements étrangers.

Pays membre de l’OPEP, le Nigeria n’a attiré qu’une petite partie des investissements mondiaux dans le secteur pétrolier, longtemps perturbé par la corruption, l’inefficacité, les coûts de production élevés et les problèmes de sécurité. Selon le ministre d’Etat aux ressources pétrolières, Timipre Sylva, le Nigeria avait perdu environ 50 milliards de dollars en nouveaux investissements étrangers avant l’adoption de la nouvelle loi sur le pétrole.

Le pays produit actuellement environ 1,4 million de barils de pétrole par jour, soit moins que son quota OPEC de 1,8 million, en raison des vols de pétrole pratiqués à grande échelle, du vandalisme sur les pipelines et de la faible capacité de production. Les revenus tirés du secteur du pétrole représentent l’essentiel des ressources en devises et environ la moitié du budget de l’Etat.

Source : le Monde

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