fbpx

Sri Lanka: les examens scolaires annulés faute de papier

Les examens scolaires sont annulés pour des millions d’élèves au Sri Lanka faute de papier. C’est le dernier rebond d’une terrible crise économique, qui frappe le pays depuis l’épidémie de Covid-19.

Ni papier ni encre pour organiser des examens. Cela a de quoi surprendre et alarmer. Plus le temps passe et plus la crise et les pénuries touchent tous les secteurs au Sri Lanka.

Au début de ce mois de mars, tous les transports publics se sont mis à l’arrêt faute de pétrole. Au début de cette année, le prix des denrées alimentaires a bondi de près de 20%. Désormais donc, ce sont les imprimeurs du pays qui n’ont plus d’encre, ce qui affecte trois millions d’étudiants.

La situation devient catastrophique et tous ces problèmes ont à chaque fois la même explication : le Sri Lanka est à court de devises étrangères pour se fournir sur les marchés extérieurs. « Auparavant, nous étions à court de dollars pour importer des denrées. Maintenant, nous n’avons pas de roupies pour acheter les dollars », résumait il y a peu le ministre de l’Énergie.

Le Sri Lanka est une petite île loin d’être autosuffisante, qui a donc recours à de nombreuses importations pour satisfaire les besoins de sa population.

Or le principal fournisseur de devises étrangères, c’étaient les nombreux touristes qui venaient visiter les sites archéologiques et les paysages splendides du Sri Lanka. Et ces derniers ont déserté les lieux depuis les attentats islamistes de Pâques 2019, puis l’épidémie de Covid-19 qui a suivi. Le pays semble désormais pris dans une spirale infernale.


La semaine dernière, les gouvernements du Royaume-Uni et du Canada ont averti leurs citoyens des dangers de voyager au Sri Lanka en raison des pénuries de médicaments, de nourriture et de carburant.


Le pays est au bord de la faillite. Le Sri Lanka voudrait d’abord rééchelonner la très importante dette qu’il a contractée, notamment auprès de la Chine qui se montre plutôt intransigeante. Le port de Colombo, la capitale du Sri Lanka, est déjà passé sous giron chinois suite à une dette irremboursable.


Alors, le président Gotabaya Rajapaksa s’éloigne de Pékin et se tourne vers de nouveaux interlocuteurs. Il appelle à l’aide le Fonds monétaire international et l’Inde, qui lui a octroyé des crédits pour financer l’achat de denrées.


Au-delà des solutions de court terme, Colombo veut changer de modèle économique et attirer des investissements étrangers, notamment les entreprises indiennes. Le pays prévoit d’ouvrir des parcs informatiques avec des exonérations fiscales et autorisations rapides, mais tout cela va prendre du temps.


Dans une adresse à la nation, le président du Sri Lanka a averti ses concitoyens que la situation risquait de durer. Au sein de la population, la colère monte contre Gotabaya Rajapaksa.

Source Rfi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.