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Circulation routière: Les tchadiens meurent sous le regard indifférent des autorités

Plus d’une trentaine de personnes décédées de suite d’un accident, faut-il toujours accuser Dieu et le destin ?

Des routes impraticables, des conducteurs inconscients, des autorités irresponsables font couler au quotidien les sangs des paisibles citoyens qui n’ont pour tort que d’avoir effectué des déplacements que ce soit dans le cadre de leur travail ou pour d’autres occasions.

Chaque jour, des mères, des pères et des enfants attendent impatiemment le retour du voyage d’un des leurs qu’ils ne reverront plus jamais à cause des accidents de circulation qui ont endeuillé des familles.

Hier encore des enfants aux regards remplis d’innocence, privés à jamais de la chaleur parentale suite à l’accident survenue sur l’axe Oum-hadjer- Mangalmé, ôtant la vie à plus des 30 personnes.

Cette situation a suscité la désolation des internautes tchadiens : « 
Ce texte d’une grande émotion est écrit par un internaute pour exprimer sa douleur.

Des routes qui mènent aux cimetières ! Des conducteurs choisis sans critères ! Un département ministériel sans caractère !

Ils sont montés à bord de ces brancards ! Partis à jamais comme des cafards ! Des citoyens modèles et lutteurs, hélas leurs familles endeuillées par des fêtards ! Des milliards décaissés pour colmater des bitumages des basses qualités ! »

Quoi que l’on dise, le premier responsable de tous ces drames est forcément l’État qui n’arrive pas à assurer des routes de qualité, moins encore contrôler ces auteurs agences des transports sans aucune éthique morale, qui n’ont pour seul objectif que de s’enrichir au prix de la vie des tchadiens.

Plus 2600 personnes mortes de suite des accidents de circulation en une année, c’est trop alarmant comme bilan.

Les autorités doivent prendre leurs responsabilités et c’est possible de pallier ce problème avec un peu d’engagement.

Les services de la circulation et régulation routières ne devraient pas seulement délivrer des tickets de paiement aux bureaux de frets mais aussi veiller à garantir la sécurité sociale en étroite collaboration avec les partenaires.

Dans toutes les circonstances, la légèreté prime sur la raison et les principes au pays de Toumaï. Haut et fort les familles des victimes doivent exiger l’ouverture d’une enquête sur ce drame pour déterminer les causes.

Ahmat Adoum Moussa

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