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Tribune/Afrique : Dictature, coup d’État, injustice, le destin d’un continent atypique

Ils sont moins nombreux ces chefs d’États Africains Francophones qui quittent le pouvoir par leur propre gré à la fin de leur mandat pour sortir  ainsi par la « grande porte ».

Soutenus par leurs complices occidentaux, la plupart se maintiennent au pouvoir par la force en modifiant la constitution de leur pays à leur guise. Ils règnent ainsi pendant 20, 30ans même voire plus avec comme face cachée, les violences de tout genre, népotisme, l’injustice et frustrations.

La violation de l’ordre constitutionnel, leur égo surdimensionné, réduisent leur capacité d’écoute à néant. Ils finissent donc par croire qu’ils sont les seuls à être capables de diriger leurs pays respectifs, alors que chaque pays compte des millions d’habitants.

L’histoire a clairement montré à travers Issoufou Mahamadou du Niger, Good Luck Jonathan du Nigeria…qu’on peut être président en Afrique, sortir par la grande porte et vivre dignement.

Lors d’une interview accordée à nos confrère de Jeune Afrique, l’ancien président du Niger Mahamadou Issoufou disait ceci : « J’ai beau chercher, je ne trouve aucun changement qui justifierait que je me sente irremplaçable. Nous sommes 22 millions. Pourquoi aurais-je l’arrogance de croire que nul ne peut me remplacer ? ».

Cette parole, doit inspirer les autres Chefs d’États qui se considèrent irremplaçables.

Trois coups d’État en moins de trois mois en Afrique, c’est plus que la moyenne.

Chose qui hante certains dirigeants au pouvoir à dormir d’un seul oeil.

Les séquelles des injustices, la quête des intérêts égoïstes conduisent aujourd’hui les pays africains vers un sous développement criarde.

Mais la vraie question, qu’apportent-ils comme changement les auteurs des Coups d’État ? Rien n’est sûr. A voir ce qui se passe, l’Afrique serait entrain d’enterrer son destin à petit feu.

La seule manière de sauver l’Afrique est que les africains décident eux-mêmes de changer mais pas aux autres de décider à leur place.

Ce n’est pas la prophétie du malheur mais les africains ne verront plus ce qu’on appelle  «bonheur». Pour le moment nous ne pourrons que dire Wait and See.

TWM/Ahmat Adoum Mousssa

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