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Israël : Naftali Bennett devient Premier ministre

Le Parlement israélien a voté dimanche soir la confiance au gouvernement du nouveau Premier ministre, Naftali Bennett, qui succède à Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis 12 ans.

Sur les 119 députés présents (sur 120 au Parlement) 60 ont voté en faveur de la nouvelle coalition, qui va de la droite à la gauche, en passant par l’appui d’un parti arabe. Cinquante-neuf députés, principalement du parti Likoud de M. Netanyahu, de l’extrême droite et des partis ultra-orthodoxes, s’y sont opposés.

Entré dans l’arène politique il y a huit ans, Naftali Bennett est devenu immédiatement une figure incontournable du « camp nationaliste », expression consacrée en Israël pour désigner ceux qui penchent du centre droit jusqu’à l’extrême droite.

Naftali Bennett, 49 ans, s’est en effet rapidement imposé comme l’incontournable « faiseur de roi » des coalitions formées par Benjamin Netanyahu. Malgré son faible score aux dernières législatives, le voilà aujourd’hui en mesure de porter le coup final à son ex-mentor.

Son ralliement surprise à la nouvelle alliance hétéroclite qui va de son parti de droite à la gauche, en passant par l’appui d’un parti arabe a été négocié au prix fort: le poste de Premier ministre jusqu’en 2023.

Né le 25 mars 1972 à Haïfa (nord), ce fils d’immigrants américains a servi dans la prestigieuse unité militaire « Sayeret Matkal », avant de s’imposer comme un ténor de la « start-up nation » avec son entreprise de cybersécurité Cyotta vendue pour 145 millions de dollars en 2005.

Le diplômé en droit fait l’année suivante le saut en politique pour le Likoud, le parti pour lequel a toujours voté sa famille et où il devient le bras droit de Benjamin Netanyahu.

Deux ans plus tard, M. Bennett quitte le parti pour diriger le Conseil de Yesha, principale organisation représentant les colons israéliens en Cisjordanie, qui deviendront son fonds de commerce politique, même si lui n’a jamais habité dans l’une de ces implantations controversées.

En 2012, il prend les rênes de Foyer Juif, le parti historique des colons qui s’est ensuite greffé à d’autres micro-partis pour former « Yamina » (A droite), laissant les discours les plus radicaux à de nouveaux partis plus extrémistes encore.

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