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Barh-Elgazel: A Birach,OXFAM plaide pour une synergie d’action contre l’insécurité alimentaire

Birach, un village situé à environ 20 kilomètres de la ville de Moussoro, dans la province du Barh Elgazel est soumis aux effets néfastes du changement  climatique, impactant considérablement  le quotidien des communautés.

Pour donner une réponse à cette question de la protection et sécurité sociale, l’ONG OXFAM et son partenaire AIDER (Association d’Appui aux Initiatives du développement rural) avec la collaboration de la délégation provinciale du ministère de la femme et de la protection de la petite enfance, ont initié un mini atelier d’échange avec les chefs des communautés.

A ces assises, il était inscrit à l’ordre du jour, les questions de la sécurité alimentaire, nutritionnelle, l’éducation, la santé, eau et assainissement.

Selon Ibrahim Mahamat chargé de communication et  plaidoyer de OXFAM, ces échanges permettront de dresser une liste des problèmes récurrents des communautés dans l’optique de concevoir un plaidoyer et soumettre aux partenaires et organisations internationales à fin de porter secours à  ces communautés.

Une éducation remise en cause

Dans un environnement marqué par la domination de l’élevage des bovins et camelins, les enfants sont tournés dans l’exercice de ces activités que l’inscription à l’école.

Dans les témoignages des chefs  des communautés, il a été rapporté que le manque des enseignants a répercuté sur le dévouement des parents à envoyer les enfants à l’Ecole avec leurs maigres moyens.

Seulement 04 Maitres communautaires pour 150 élèves du primaire, issus de 100 foyers, ces difficultés poussent certains enfants à s’installer dans la ville de Moussoro ou aller dans les grands centres pour continuer leur cursus scolaire.

Sécurité alimentaire et nutritionnelle dans une zone exposée aux aléas climatiques

Située entre le désert et le sahel, un environnement austère à l’agriculture et les cultures de  contre saison se développe peu à peu, obligeant les communautés à chercher des nouvelles issues, même voir quitter la zone pour s’installer dans des espaces plus cléments à la  survie.  

Le ravitaillement en alimentation provient de Moussoro, un sac de céréale est transporté à 2000 FCFA sur une distance de 20 kilomètres, chameau comme moyen de transport.

Les champs et  ouasis sont ensablés, il était question à l’équipe de OXFAM d’écouter les stratégies proposées par les communautés elles-mêmes pour faire face à ces difficultés.

Dans un village où le repas n’est pas servi 3 fois par jours, les villageois ont recommandé des matériels modernes de l’agriculture : un château d’eau, un magasin de stockage, moulin pour la transformation des produits, des agents de santé, l’instauration de la culture artificielle de l’herbe…

Quand à Brahim Saleh de AIDER et Samira Molo Flo, Déléguée de la protection sociale et de la petite enfance, les communautés se livrent à un élevage de prestige, où les têtes des bétails sont comptées pour des adversités, cette pratique influence négativement le développement et la résilience.

Ils suggèrent de liquider les bétails non productifs pour investir dans une économie axée sur l’autonomisation et le développement communautaire.  

Toumai Web Médias, Moussoro, TAA

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