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Portrait : Mamane Usman, ex président, une clé de l’expérience politique Nigérienne

Renversé par un coup d’État en janvier 1996, Mahamane Ousmane est l’un des opposants les plus expérimentés du Niger

Le candidat du Rassemblement démocratique et républicain (RDR Tchandji) n’est pas un inconnu. En effet, Mahamane Ousmane a été ministre et président de la République du Niger.

Né le 20 janvier 1950 à Zinder, il a été le premier président de la République élu démocratiquement en 1993, avant d’être renversé par un coup d’État en 1996.

Après des études en Economie monétaire et financière en France et au Canada, Mahamane Ousmane rentre au Niger en 1980.

En janvier 1991, il fonde le parti politique Convention démocratique et sociale (CDS) d’aspiration social-démocrate.

Le 27 mars 1993, au cours de la première élection démocratique, il est élu président de la République avec 55,42 % des voix face à Mamadou Tandja.

Le 24 avril 1995, confronté à une crise économique et sociale, il signe un accord de paix avec la rébellion Touareg.

En septembre 1994, il est mis en minorité à l’Assemblée nationale par un retournement d’alliance.

En février 1995, il perd les élections législatives et nomme Hama Amadou, un des principaux chefs du parti majoritaire dirigé par le futur président Mamadou Tandja, au poste de Premier ministre.

Le 27 janvier 1996, il est renversé par un coup d’État militaire dirigé par le colonel Ibrahim Baré Maïnassara.

Une élection présidentielle controversée est organisée et remportée par Baré en juin 1996.

En décembre 1999, il élu président de l’Assemblée nationale. Il sera malheureux à la présidentielle de novembre 2004 où il échoue au premier tour avec 17,43 % des voix.

Son parti obtient 22 des 113 sièges lors des législatives de décembre 2004 (avec 17,36 % des voix), ce qui lui permet de rester à la tête de l’Assemblée nationale jusqu’en 2009.

Depuis avril 2004, Ousmane est président du comité interparlementaire sur des droits de l’homme de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

Il est aussi président du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) depuis novembre 2006.

Elections présidentielles au Niger : qui sont les principaux candidats, quels sont les défis ?
En décembre 2020, il porte la candidature Renouveau démocratique et républicain (RDE-Tchanji) pour l’élection présidentielle.

Selon la commission électorale, le second tour est prévu 21 février entre les deux candidats.

Ils vont devoir démarcher les deux autres candidats arrivés en troisième et quatrième position, avec respectivement 8, 95% et 7,07%, l’ancien Premier ministre Seini Oumarou et l’ancien ministre Albadé Abouba.

Les soutiens de ceux-ci seront déterminants dans la suite du scrutin.

Pour les législatives, le parti au pouvoir est largement en tête avec 80 sièges sur les 166 sièges disponibles.

L’Assemblée nationale du Niger compte 171 sièges au total, mais la diaspora nigérienne n’a pas pu participer aux élections pour élire ses 5 représentants au parlement, en raison de la pandémie du coronavirus.

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