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COVID-19: Les journalistes non autorisés à circuler, l’UJT monte au créneau

Point de Presse de l’Union des Journalistes Tchadiens relatif aux mesures de reconfinement drastique de la ville de N’Djaména

Maison des Médias du Tchad, le 3 janvier 2021

Chers confrères professionnels des médias,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec étourderie que le Bureau Exécutif de l’Union des Journalistes Tchadiens (UJT) a constaté le traitement réservé par l les autorités en charge de la gestion de crise sanitaire du Covid-19 aux médias depuis l’l’instauration de la Cellule de Veille jusqu’aux dernières mesures de reconfinement de la ville de N’Djaména.

En effet, aux termes du décret 2585/PR/2020 du 31 décembre 2020 dont nous sommes tous témoins, N’Djaména est à nouveau confinée pour une période d’une semaine renouvelable avec comme effets directs la fermeture des établissements scolaires, des universités, des lieux de culte, des bars et restaurants, des magasins et grands marchés, des services publics non essentiels, et l’interdiction des transports urbains et interurbains, etc. Toutefois, ces autorités ont choisi d’autoriser certains services tels que les centres de santé, les cliniques privées, les hôpitaux, les boulangeries, les pharmacies y compris les étals, les commerces et transports des produits alimentaires, les services des pompiers, les services d’eau et d’électricité, les hôtels et les vols cargos.

Le 2 janvier, le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, au cours d’une communication, a renforcé ces mesures, annonçant même verbalement un confinement total sauf les services précédemment épargnés.

Mais fort curieusement, les médias dans leur ensemble, privés comme publics, sont ignorés. Et le comble de tout est que, pour annoncer ces batteries de mesures, les autorités ont fait appel aux médias pour les dispatcher. Mais au sortir de là plusieurs journalistes et techniciens des médias sont brutalisés.

Le Bureau Exécutif de l’UJT en a déjà assez rappelé les autorités sur les difficultés rencontrées par les organes de presse et les professionnels des médias, sans lesquels aucune action de lutte contre la pandémie du Covid-19 ne réussira.

Le Bureau Exécutif de l’UJT ne peut plus servir de caution morale aux tortures et à la violation de la liberté d’exercer des professionnels des médias sciemment orchestrées par des forces de l’ordre et des autorités qui ne reconnaissent plus la valeur de nos engagements pour la noble cause commune en bravant tous les risques pour informer la population et communiquer sur les mesures prises par le gouvernement.

Par conséquent, nous en appelons au bon sens du gouvernement à faire diligence de prendre une autre décision permettant aux journalistes de vaquer à leurs occupations pendant cette période d’exception, sinon les médias, les journalistes, les communicateurs et les techniciens seront obligés de rester chez eux jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

Je vous remercie.

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