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Tchad : La CTDDH appelle à mettre fin aux violences contre les journalistes

Communiqué de Presse N°39/CE/2020

La Convention Tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH), est profondément horrifiée par les violences et tortures policières infligées à des journalistes, leaders des partis politiques et Organisations de la société civile indépendante hier matin.

En effet, après interdiction de la tenue des travaux du Forum Citoyen organisé par les forces vives de la nation, les leaders de ces organisations ont convenu d’animer une conférence de presse à la Radio Vision-FM. Mais grande était leur surprise quand la police nationale procéda dès 5 heures du matin à l’encerclement de locaux des radios privées et établissements jugés susceptibles d’abriter les travaux du Forum Citoyen. Ainsi, tout accès à la maison de média et au centre Almouna est formellement interdit.
Une fois de plus, le système répressif de Deby sévit et cette fois-ci, c’est la presse parlée qui en a été victime. Après les tentatives lâches et arbitraires de déstabilisation de la CTDDH par son odieux bras armé qu’est la justice Tchadienne, après l’encerclement des sièges et domiciles des partis politiques des Transformateurs, de l’UNDR, du PLD et après avoir assiégé les locaux de la LTDH et violé le siège de l’UST après en avoir séquestré les membres présents, la dictature a franchi un nouveau seuil avec le molestage éhonté des journalistes de la presse privée en séminaire dans les locaux de la Radio Fm-Liberté dans lesquels des grenades lacrymogènes avaient été largués. Employés et journalistes en formation n’étaient pas épargnés.
Trois camarades présents sur les lieux avaient été arbitrairement arrêtés dont le camarade Didah Alain Chakal.

La CTDDH souligne que la recrudescence des bavures policières va grandissante et inquiète plus d’un ce dernier temps depuis que le maréchal Deby avait manifesté son souhait de léguer le pouvoir à son dauphin.
La CTDDH, rappelle que par ces actes de violences, la police vient de porter une atteinte grave aux dispositions de la constitution en vigueur qui garantit la liberté d’expression et de presse, la liberté de réunion et d’association ainsi que celle d’opinion. Elle porte également atteinte au droit à l’intégrité physique et du principe de sacralité du domicile privé.

La Convention Tchadienne de défense des droits de l’homme, tout en condamnant ces bavures policières, exige la suspension et l’arrestation immédiate des auteurs avant leur traduction devant les juridictions compétentes.

Elle exige enfin, la libération immédiate et sans conditions du coordinateur du Mouvement citoyen le temps Didah et ses camarades arrêtés à cette occasion et détenus dans les locaux du commissariat Central de N’Djamena.

Fait à N’Djamena, le 28 Novembre 2020

Pour le Comité Exécutif

Le Secrétaire à l’Encadrement et à la
Formation aux Droits de l’Homme

ABBAS ALHASSAN

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