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Tchad : Doubaye Kleoutouin «Le Tchad fait partie des pays où il n’y aucun journaliste en prison»

Déclaration du Directeur général du ministère de la Communication, Doubaye Kleoutouin, à la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, Édition 2020 à l’hôtel Ledger Plaza le 07 novembre 2020. Il a représenté le chef du département de la Communication.

Qu’il me soit permis tout d’abord de vous adresser, au nom du Ministre de la Communication, mes chaleureuses félicitations pour l’organisation de cet atelier de réflexion à l’occasion de la « Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes contre les journalistes », édition 2020.

A travers le monde, les journalistes, dans l’exercice de leur métier, font l’objet de divers types d’agressions, d’attaques, de menace, de harcèlement et d’intimidation, voire de meurtre qui constituent non seulement des violations graves des droits humains, mais aussi un obstacle majeur à l’éclosion de la presse libre et indépendante. A ce titre, le gouvernement reconnaît l’acuité et l’importance de la problématique examinée au cours de votre atelier, dont le thème est une préoccupation partagée de l’ensemble de la communauté internationale.

En effet, en hommage à Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français, assassinés le 02 novembre 2013 au Mali, la 68ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la date du 2 novembre comme « Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes ».

Depuis l’avènement en décembre 1990 de la démocratie dans notre pays, le gouvernement n’a ménagé aucun effort, à travers l’adoption des lois et textes règlementaires, pour sécuriser les journalistes dans le cadre de la recherche, du traitement et de la diffusion des informations. C’est le lieu ici, de se féliciter du fait que le Tchad fait partie à ce jour des pays où il n’y aucun journaliste en prison. De même, convient-il de noter avec satisfaction que la libre expression est une réalité indéniable dans notre pays.

Certes, cet effort louable et continu du gouvernement mérite d’être renforcé davantage pour tenir compte de l’évolution de notre société et du contexte sécuritaire et sanitaire imposé par le terrorisme et la pandémie du COVID-19. Cette nouvelle donne impacte négativement les conditions de travail auxquelles il faut savoir s’ajuster. La sécurité des journalistes dans ce contexte mérite une attention toute particulière.

Il me plaît de noter tous les acteurs de la presse sont associés à cet atelier de réflexion qui n’exclut aucun média : organisations professionnelles des médias, presse publique, presse privée, l’audiovisuel, médias en ligne et presse écrite. La participation aux côtés des professionnels des médias, des défenseurs de droits humains, des juristes et praticiens du droit, des autorités administratives et judiciaires, des responsables en charge de la sécurité, donne une dimension particulière à votre réflexion qui, j’ose espérer, donnera des résultats à la hauteur de toutes les parties prenantes.

En un temps record, vous vous êtes penchés sur tous les aspects liés à la problématique de votre atelier pour sortir des recommandations aussi pertinentes de nature à contribuer à l’amélioration des conditions d’exercice du métier des journalistes qui jouent un rôle important dans la consolidation de la démocratie.

Je tiens à saluer l’engagement et l’effort inlassable de l’Union des Journalistes Tchadiens et de ses partenaires visant à renforcer la professionnalisation de la presse tchadienne. Une presse professionnalisée est un gage de progrès dans la réussite de sa mission, et un partenaire fiable à même d’accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des programmes de bien-être de la population, de la cohésion sociale, de la cohabitation pacifique et du développement durable.

Dans cette optique, je voudrais vous rassurer de la disponibilité totale et entière du Département de la Communication et partant, de celle du gouvernement du Maréchal du Tchad, à vous accompagner dans votre élan de redynamisation de la presse tchadienne et d’amélioration de ses conditions de travail.

De même, je tiens à vous assurer que toutes les recommandations issues de votre atelier seront soumises à l’examen des autorités compétentes pour être examinées avec la plus grande attention aux fins d’une suite appropriée.

Tout en vous remerciant et félicitant, une fois de plus, au nom de Monsieur le Ministre de la Communication pour la qualité du travail abattu au cours de votre réflexion, je déclare clos les travaux de votre atelier.

Je vous remercie pour votre attention.

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