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Tribune : Déclaration d’amour à une ministre, la réponse de Djiddi Sougoudi au philosophe amoureux

Suite à la lettre d’amour écrite par Chalmana Yissibi étudiant en philosophie à l’université de Bourgogne dans laquelle, il déclare son flamme à une Ministre, l’homme de lettre Dr Ali Sougoudi lui répond.Lisez l’intégralité du « droit de réponse » au philosophe Chalmana Yissibi.

Droit de réponse au philosophe Chalmana Yissibi

Nous avons tous lu votre missive écrite avec un cœur écarlate de sang amoureux. Et je vous réponds, Monsieur Chalmana Yibissi, en tant que homme de lettre et non comme un membre du gouvernement qui côtoie la sublimissime Amina Priscille Longoh.

Il ne me revient pas de vous répondre à la place de la torride beauté Priscilla Amina Longo, une sculpturale vénusté au dos court et aux longs bras, véritable déesse nubienne au cou gracile à la pharaonne Nefertiti et aux cils solennels à la reine de Shabah. Oui, il faut l’avouer Priscille est une pierre rare qui n’a guère besoin d’une pierre philosophale d’un impétrant en philosophie occidentale, pour lui ajouter un tantinet grain de surplus de splendeur ou de beauté physique.

Votre intrusion en fracas de tonnerre pour s’égosiller en muse chanteresse porteuse de séduction envers Amina nous est parvenue en onde tellurique, quasi sismique mais sans échelle de Rechter, sans dégats matériels et donc plus glamour que techtonique. Nous, tchadiens, sommes heureux de clamer: « hou-da daffack » (ce qui veut dire: « celui-là s’est déversé par amour hors de son lit de ruisseau).

Les tchadiens sont un peuple d’humour chevillé à l’âme et lorsqu’un homme succombe aux charmes d’une tchadienne et non de n’importe quelle tchadienne mais de notre captivante ministre Priscille, et dans ce cas, nous en recevons comme une vraie comme congratulation d'un pèlerinage à la Mecque-de-la-beauté ou au Vatican-de-la-séduction (à ne pas confondre avec les lieux saints de deux religions monothéistes). Nous félicitons notre ministre pour avoir tant de beauté incontestable qui fit sortir un disciple de la Sophia grecque de son amphithéâtre d’une université française. 

Nous sommes partagés entre l’audace de votre flamme pour la jeune Ministre et votre éruption volcanique des mots en lave ou en nuées ardentes, rassemblés dans une graphorrhée assez chisophrénique, symptôme d’un cancer mental d’un homme à l’état collégien de Freud qui ecrit des lettres d’amourettes dans nos collèges.

Chalmana, vous avez déversé un torrent des gros mots, pêle-mêle, d’un ver de terre subitement amoureux d’une étoile du ciel galopant sur son coryphée. Vous n’aurez accès ni à son hyménée ni à la saveur de son esprit vif. Votre « gromologie » à la congolaise ou à la camerounaise semble crapahuter sur la parois tibestienne comme un vent sans horizon, un vent frivole, plutôt un jeune-homme frivole.

Nous sommes fort désolés de vous annoncer que vous êtes non seulement venu en retard pour pouvoir bénéficier d’un égard réservé à un prétendant mais vous êtes venu juste caresser un rêve brûlant qui va vous brûler à moins que vous ne soyez ignifuge.
Sachez aussi que les femmes tchadiennes sont pour la plupart des fées et des splendeurs, des reines de beauté, capables de perturber même le pape du Vatican dans son urbi et orbi traditionnel sur le parvis de cette solennité réligieuse. Et nous comprenons, « ah,miskine !», votre cœur qui flashe au passage ou à la vue de notre ministre de la femme qui passe son chemin, imperturbable par des cœurs errants qui cherchent anicroches.

Contre votre lettre dévorante qui extrude votre flamme de cœur envers une épouse d’autrui, vous êtes passible d’une traduction auprès des tribunaux ancestraux qui vous exigerons un « boudouh » ou amende en langue toubou du Tchad. D’ailleurs scrutez bien, tendre futur gendre éconduit, vos messageries pour ne pas passer à côté d’un courrier vous convoquant devant le chef du village du mari titillé par votre lettre vorace d’amour inopportun.

Merci quand même d’avoir osé, d’avoir essayé, par votre sortie audacieuse qui est plus médiatique que véridique.
Que votre coeur éploré court encore en quête de venustés à prendre!
Vlan! Nous vous fermons notre porte au nez!!

Dr Djiddi

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