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New York : Idriss Deby souligne la faible capacité des pays africains à faire face au Covid-19

La 75ème Session de l’Assemblée générale des Nations unies se déroule à New York. Le président Idriss Deby Itno Tchad est représenté par Amine Abba Sidick, Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine.

Le discours du Président Deby, lu par son représentant Amine Abba Sidick, fait mention de plusieurs questions entre autres « l’incapacité des pays africains à faire face aux dégâts du Covid-19, dont le Tchad. » Selon Deby, le monde entier subit en ce moment les dégâts de la pandémie du Covid-19, mais la capacité d’y faire face varie. Car dit-il, les pays en développement, en particulier les pays africains, du fait de leurs multiples fragilités structurelles, sont plus exposés aux conséquences fâcheuses de ce fléau.

« Le Tchad, pays sahélien enclavé, déjà en butte à une multitude de chocs, subi de plein fouet les multiples répercussions de cette pandémie  sur les divers aspects de la vie nationale. Ses priorités nationales s’en trouvent bouleversées et les ressources limitées de l’Etat ont dû être réorientées pour faire face en premier, aux urgences sanitaires, humanitaire et socioéconomique. » Explique le représentant du Chef de l’Etat.

Le président Deby déclare que la situation socio-économique est inquiétante au Tchad. « La croissance pour l’année en cours a été revue à la baisse ; le déficit budgétaire s’est creusé ; plusieurs centaines de milliers de travailleurs se sont retrouvés en situation de chômage technique ; la vie des ménages s’est retrouvée considérablement affectée ; les données macroéconomiques de l’année 2021 ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. » Selon lui les capacités de l’Etat à mettre en œuvre les actions de développement découlant du Plan National de Développement du Tchad 2017-2021, considéré comme le principal levier de la mise en œuvre des Agendas internationaux, en particulier le Plan Décennal de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine et l’Agenda 2030 des Nations Unies, se trouvent affaiblies.

Le Tchad a exprimé sa désolation comme quoi « ce Plan National de Développement du Tchad qui a été fortement soutenu par les donateurs lors de sa présentation à la Table Ronde de Paris en 2017, n’a pas reçu les résultats escomptés, à cause de la faible mobilisation des ressources attendues. »  Amine Abba a aussi laissé entendre que pour appuyer le Gouvernement dans ses efforts visant à promouvoir le développement durable, la tenue des promesses faites pour son financement est-elle vitale pour le Tchad qui élabore en ce moment le second Plan National de Développement 2022 – 2026.

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