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75ème anniversaire de l’ONU : Le Tchad appelle aux concrétisations des promesses et l’annulation de la dette extérieure des pays africains

Le président Idriss Deby Itno est absent au 75ème anniversaire de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York au Etats-Unis d’Amérique. Il est représenté par Amine Abba Sidick, Ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine.

Le message livré par son Ministre des affaires étrangères est claires : « la Communauté internationale et en particulier l’ONU, doivent renforcer l’élan et décupler les efforts pour que la question du développement du Continent africain qui renferme le plus grand nombre de pays les moins avancés, soit placée au cœur des préoccupations internationales, à travers des actions concrètes traduisant cet engagement. »

Amine Abba a rappelé que « l’année dernière, à la 74ème session de l’Assemblée générale, nous avions évalué les progrès enregistrés et les énormes lacunes qui subsistaient dans la mise en œuvre de nos engagements pris dans le cadre de l’Agenda 2030 en termes d’éradication de l’extrême pauvreté, d’accès à l’éducation de qualité, de lutte contre les changements climatiques, de réduction des inégalités et d’inclusion. »

Selon le représentant du Président, en Afrique en particulier, le gap en matière de financement du développement durable est énorme. Le problème c’est que « Les promesses contenues dans le Programme de développement durable et le Programme d’Action d’Addis Abeba n’ont pas été réalisées. »  soutient Amine Abba. Il poursuit en ce terme : « C’est l’occasion de souligner que sans une action vigoureuse de la part de toutes les parties prenantes, la probabilité est forte que le pari commun des Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030 ne soit pas tenu à terme. C’est pourquoi, la Décennie d’Action est capitale pour passer de la parole à l’action afin de mobiliser les ressources requises et accélérer la mise en œuvre de cet Agenda. »

Pour le Président Deby, seule une implication accrue de l’Onu dont le leadership est « plus que jamais crucial », et un engagement renouvelé de toutes les parties prenantes, permettront d’impulser la dynamique décisive requise pour mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation des promesses de l’Agenda 2030 et accompagner ceux qui sont déjà sur la trajectoire de réaliser les 17 Objectifs de développement durable.

A l’égard de ce qui précède, le Tchad affirme « qu’il convient de rappeler que la dette en constitue déjà un handicap majeur que la pandémie est venue accentuer. Comme l’a noté la Banque Africaine de Développement, près de 50 millions de personnes supplémentaires risqueraient de basculer dans l’extrême pauvreté en Afrique 2020. En outre, les pertes de l’Afrique résultant de la pandémie atteindront plusieurs centaines de milliards de dollars entre 2020 et 2021. Beaucoup d’Etats seraient alors amenés à emprunter, aggravant davantage le fardeau de la dette. »

Ce qui amène Idriss Deby à dire qu’ « Au regard de l’ampleur des défis à relever et des besoins multisectoriels présents et à venir, le Tchad appelle une fois de plus à l’annulation pure et simple de la dette extérieure des pays africains pour leur permettre de mener à bien la riposte contre le COVID -19 et d’avoir plus de marges de manœuvre pour s’atteler à la reconstruction socio-économique post- COVID-19, sur des bases plus solides. »

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