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France: Une tchadienne s’exile pour empêcher l’excision de ses filles

Le beau geste d’un lecteur pour Fatime, qui a fui le Tchad avec ses trois fillettes
Jaquy, un lecteur âgé de 85 ans ému par l’article sur Fatime qui a fui le Tchad pour sauver ses 3 fillettes de l’excision, nous a contactés pour donner un chèque de 400 euros à la maman. De quoi s’offrir une machine pour coudre des petites robes à Fatima, Aïcha et Imane.

Jaquy Fleurentin a donné un chèque de 400 euros à la maman des fillettes pour s’acheter une machine à coudre.
« Quand j’ai lu l’histoire de Fatime le 17 août dans le journal , mon cœur a fait boum boum. J’ai été touché par l’amour de cette maman pour ses 3 enfants ! » Ému et émouvant, Jaquy Fleurentin.

Ce dimanche après-midi, l’habitant de Jarville âgé de 85 ans a invité Fatime et ses fillettes à passer chez lui dans son pavillon où il vit seul depuis le décès de sa femme il y a 20 ans. Le vieux monsieur veut offrir 400 euros à la mère de famille. De quoi s’acheter « une machine à coudre, mais aussi des bobines de fil, du tissu… », énumère-t-il, heureux, en remplissant un chèque.

Assise dans les fauteuils du salon, Fatime et les petites n’en reviennent pas. Touchées par le geste généreux. « Merci. C’est énorme, ça me fait plaisir ! », s’exclame la maman. « C’est la première fois que je reçois un cadeau depuis que je suis en France. »

« Je suis admiratif »
Fatime, 35 ans, a sauvé ses fillettes de l’excision en fuyant le Tchad en cachette fin décembre 2018. Arrivée par hasard à Nancy, la famille a galéré avant d’être mise sous protection de l’État et de l’enfance, et obtenir le droit d’asile. Dans l’Est Républicain, la mère racontait son envie de travailler mais n’avait toujours pas l’autorisation de la Préfecture pour débuter une formation. En attendant, elle avait découvert la couture et rêvait de s’offrir une machine pour coudre des petites robes à Fatima 9 ans, Aïcha 5 ans, et Imane 3 ans.

Après la lecture de l’article, Jaquy Fleurentin a contacté la rédaction pour proposer un coup de main. « Je suis responsable de Secours 54, une association d’aide aux personnes défavorisées. C’est énorme le parcours de cette femme, je suis admiratif. Et si content si grâce à moi elle peut coudre des petits habits aux enfants. »

Après avoir plaisanté avec les fillettes, Jaquy s’appuie sur sa canne et raccompagne la famille à la porte d’entrée. « Envoyez-moi un mot quand vous aurez acheté la machine ». La maman pétille de joie. Assure qu’elle viendra le remercier encore.

Depuis son balcon, le vieux monsieur les regarde s’éloigner toutes les 4 en agitant la main : « Au revoir Fatime. La courageuse.»

Par le journal Est républicain

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