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Les habitants nagent dans l’eau, les maisons s’écroulent et les autorités se réunissent

Éditorial

Inondations, déplacements, écroulements des maisons, la saison pluvieuse se passe à N’Djamena avec violence.

08 ème mois de l’année ou «Chari tamaïné» en arabe tchadien, cette période des fortes pluies est connue pour les conséquences qu’elle entraîne sur la vie des citoyens.

Déplacements limités, marchés des quartiers fermés ou moins fréquentés, ralentissement des activités socioéconomiques à cause des inondations, sont les cauchemars de la population, surtout, urbaine en ce moment.

Il faut le dire, il n’y a pas que le coronavirus qui a montré les limites des politiques publiques où un manque colossale des stratégies adaptées pour le secteur de la santé est ressenti.

Les inondations envahissent, les inondations immobilisent, les inondations rendent les couches sociales très vulnérables, avec son corollaire des sinistrés.

Le mot (Inondation) est sur toutes les lèvres, les nuages se forment, les habitants ont les yeux braqués au ciel.

D’un côté, ils implorent Dieu de préserver les habitations, de l’autre, ils prient pour que les champs fleurissent. Admettons que la pluie est une bénédiction! Et l’inondation est le contraire.

N’Djamena, une capitale fondée il y a plus de 100 ans, les maisons sont construites en pèle mêle, l’attribution des terrains n’est soumise à aucune étude approfondie et l’urbanisation inexistante.

Parmi les 10 arrondissements que compte la capitale tchadienne, chacun a un budget de plus de 1 milliard, hormis les financements apportés par les potentiels partenaires.

Les canalisations font défaut, les caniveaux bricolés par les habitants sans expérience dans la construction contribuent à accentuer les problèmes.
Où passent les budgets injectés ?

«L’on n’engraisse pas le coq le jour du marché, dit le proverbe», les rencontres répétées des autorités tchadiennes n’aboutiraient pas à des solutions adaptées et définitives, disons-le.

Même si pour l’instant, il n’y a aucune solution à la clé, la cartographie de la capitale devrait être redessinée pour rendre N’Djamena sûre et répondre aux standards internationnaux des ville modernes et respectées.

@TWM Ahmat Ali Adji

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