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«Le risque d’une nouvelle vague épidémique est réel, nous devons renforcer la vigilance» DEBY

MOT DU MARECHAL DU TCHAD  A  LA PRESENTATION DES VŒUX DE L’AID EL ADHA AL MOUBARAK

– Monsieur le Président du Conseil Supérieur des Affaires islamiques ;

– Distingués membres du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques ;

– Mes chers frères.

Je   voudrais, d’entrée de jeu, remercier très sincèrement le Président du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques pour les vœux formulés à mon endroit,  à ma famille et à l’ensemble des Tchadiens. 

Je formule, en retour, mes vœux  les meilleurs, à chacun de vous et à vos familles respectives. Que Dieu exauce nos prières et que Sa Grâce infinie accompagne la marche de notre Nation sur la voie de la prospérité sociale et économique. 

Mes chers frères Oulémas,

En ces instants où nous célébrons l’Aïd el Adha Al Moubarak, ma pensée va à l’endroit de  tous  nos frères et sœurs  qui n’ont pu  accomplir cette année le pèlerinage à la Mecque et  aux lieux saints de l’Islam compte tenu  des contingences sanitaires liées  à la pandémie de Covid-19. Je sais combien ils se sont investis pour s’acquitter de ce rituel sacré. Qu’Allah, le Tout Puissant nous aide à éradiquer  cette  terrible maladie qui nous a causé tant de préjudices. 

En parlant de cette maladie,  je ne peux m’empêcher de saluer le rôle combien important que nos religieux, toutes obédiences confondues, ont joué  pour nous permettre d’avoir une situation épidémiologique relativement stable. 

Je tiens à vous féliciter et à vous remercier pour l’excellent travail de sensibilisation de nos compatriotes sur la nécessité des mesures usuelles d’hygiène et les différents gestes barrières. Votre contribution a été aussi capitale dans la conscientisation des populations quant au respect de la série de mesures  en lien avec l’état d’urgence sanitaire. 

Je vous encourage à poursuivre, avec  le même élan et la même détermination, cet important travail de communication sociale, car la pandémie est loin d’être terminée. 

A entendre beaucoup  d’épidémiologistes et de spécialistes en santé,  le risque d’une nouvelle vague épidémique est réel eu égard au rebondissement des contaminations massives dans certains pays. C’est pourquoi, nous devons consolider les précieux acquis obtenus dans la lutte commune contre la Covid-19 et renforcer la vigilance en vue de nous permettre d’avoir une parfaite maitrise de la situation. 

Je saisis cette opportunité pour rappeler cet impératif absolu de responsabilité  auquel nous sommes astreints.  Nous ne devons, en aucune manière, baisser la garde. J’insiste sur le strict respect des mesures barrières notamment le port des masques et le lavage des mains.

Mes chers frères Oulémas,

L’Aïd el Adha el Moubarak  que nous célébrons  aujourd’hui  perpétue le sacrifice du prophète Abraham à Dieu. Il est du devoir de tout croyant  de se livrer à une profonde méditation  sur le sens profond de ce sacrifice et de se demander si nos comportements, au quotidien, sont en phase avec l’acte exemplaire de ce prophète de Dieu. 

Il est évident que la soumission à Dieu que nous enseigne l’acte d’Abraham passe par  la stricte observance  d’un certain nombre de valeurs sacrées telles que l’amour du prochain, le respect de l’autre et la tolérance.  Ce sont ces valeurs qui fondent une vie sociale et spirituelle  accomplie.

Si je dois reconnaître que notre pays a fait d’importants progrès en matière  de cohésion sociale,  il importe, cependant, de dire qu’il subsiste  un certain nombre de comportements qui nous commandent un réel examen de conscience.

Le vivre-ensemble, dans son sens premier, tel que je le conçois, n’est pas à la hauteur de mes attentes. Le communautarisme continue à dicter sa loi. Pour un  heurt   entre deux individus, ce sont les familles voire les communautés  entières qui se mobilisent pour en découdre. 

Comme je ne cesse de le rappeler, la vendetta anime toujours certains de nos compatriotes. 

Je voudrais, une fois de plus, dire de la manière la plus forte, que cette pratique, ce comportement ne peut  plus avoir droit de cité dans une République. 

Nous avons une justice et un  appareil judiciaire.  Il n’appartient pas au citoyen, quelque soit l’acte dont il sent victime, de se rendre justice. Le Tchad  n’est pas un État de non droit, moins encore une jungle, où chacun  doit s’ériger en justicier. 

J’instruis fermement les Ministères compétents  à assumer, sans failles, leur responsabilité.  Notre pays, qui avance progressivement et inexorablement sur la voie de son émergence, ne peut s’accommoder de pratiques surannées et arriérées.  

Mes chers frères Oulémas,

Tout en réaffirmant la primauté du droit et de la justice, j’invite  la plateforme interreligieuse et  tous les  Hommes de Dieu,  à intensifier  les  actions de conscientisation sur les exigences cardinales  de tolérance, de cohésion sociale harmonieuse, de  paix et de  stabilité. 

Chacun de nous doit comprendre qu’il a un rôle à jouer dans la consolidation de ces valeurs qui font  notre force commune face à toute adversité. 

Nous devons, individuellement et collectivement, combattre fortement  l’anarchie, le désordre, les divisions et la haine.

– Monsieur le Président du Conseil supérieur des affaires islamiques ;

– Mes chers frères Oulémas.

Je termine mon propos en souhaitant une bonne fête de Tabaski à toutes les Tchadiennes et tous les Tchadiens de l’intérieur du pays et ceux  et celles de la diaspora, ainsi qu’à toute la communauté d’expatriés vivant dans notre pays.

Je vous remercie.

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