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Héroïne de l’ombre : Mme AMDEPE WELETNA, une enseignante comblée de philosophie

Titulaire d’une maîtrise à l’Université de  N’Djeména, AMDEPE WELETNA est née vers 1977 à Mongo dans la province du Guéra. Elle exerce le métier depuis 13ans dans la province du Ouaddaï au lycée Mahamat Yakoub Dobio.

TMW: Êtes-vous mère de famille ?

AMDEPE WELETNA : Je suis mère d’une famille de  cinq (5) enfants.

TWM : Comment vous arrivez à concilier vie sociale et vie professionnelle en tant que femme ?

AMDEPE WELETNA : Je suis fière de remplir avec loyauté mes tâches ménagères et professionnelles. La femme africaine a une valeur qui celle «d’être matinale ». Je me lève à 5h du matin, j’allume le gaz pour préparer le petit déjeuner et ensuite je dépose les enfants à l’école à moto avant de continuer à mon travail. J’ai des étudiantes chez moi qui m’aident dans les tâches ménagères mais j’interviens constamment dans la cuisine pour faire plaisir à mon mari car je suis d’abord une femme avant d’être enseignante.

TMW : Il n’y a pas beaucoup de femmes dans votre domaine, quelles sont vos impressions ?

AMDEPE WELETNA : oui enseignante de philosophie, c’est rare mais ce n’est-ce pas si compliqué que ça. Je suis en train de voir que c’est un problème d’éveil de l’esprit. La conscience des citoyens n’est pas encore nettoyée pour savoir l’importance de la philosophie dans la société. Je peux soutenir que si cette discipline était négative avait pour objet et de former les fous, on l’aurait supprimée il y a longtemps.

Mais on se rend compte que c’est grâce à la philosophie que les autres matières ont vu leur apparition. Car cette discipline se définit comme la mère de toutes les sciences. C’est l’art de vivre. Elle est une manière de vivre et de célébrer le monde. C’est pourquoi Platon : « une cité ne sera prospère et mieux polie que si les hommes y philosophent mieux». Pour Platon souhaite que tous les hommes sans distinction doivent s’intéresser à la philosophie. Cela veut dire la femme fait partie intégrante de la société qu’elle doit construire. Alors je me sens bien dans cette matière que je dispense.

TWM : Que représente le 08 mars pour vous?

AMDEPE WELETNA : le 08 mars est une journée internationale de la femme et c’est l’implication de toutes les femmes dans l’éveil social. Cela veut dire la femme doit apporter sa contribution qu’elle soit intellectuelle, économique, sociale ou culturelle. Jadis,  nous avions tendance de dire que la femme ne connaissait qu’allumer le feu et ne connaissait pas d’autres choses. Mais de de nos jours tout a changé. La femme doit être impliquée dans le processus du développement car la femme détient également des potentialités nécessaires pour un développement durable.

Après plusieurs années de gestion personnelle, les hommes  sont rendu compte que la femme doit être associée. L’implication de la femme est très nécessaire car elle représente plus de la moitié de la population tchadienne.

L’envoi massif des filles à l’école constitue un enjeu évident qui permet aux femmes d’arriver au top. Je demande aux hommes d’accompagner les femmes à comprendre le sens de la journée de la femme. Ne comprends par égalité entre homme/femme sur le plan intellectuel et économique et non sur le plan physique.

TWM : Quel est votre dernier mot à l’endroit de la jeunesse tchadienne?

AMDEPE WELETNA : Mon dernier serait de demander à la jeunesse tchadienne de se réveiller de son sommeil dogmatique et se serrer la ceinture afin de faire mieux que la génération précédente. J’encourage les jeunes de révéler les défis afin que tout change pour un Tchad digne et responsable.

Donc il appartient aux jeunes de s’intéresser aux études et surtout aux études longue, car sans l’éducation, l’on ne parlera pas d’un développement prospère.

@TWM Abéché-KALASSE pour TMW

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