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Formation des journalistes sur leur rôle face à la stigmatisation liée à l’infertilité.

Formation des journalistes sur leur rôle face à la stigmatisation liée à l’infertilité.

La Fondation Merck en Partenariat avec la Fondation Grand Cœur a organisé ce jeudi 30 janvier une formation à l’intention des journalistes des différents organes de presse. Le cadre choisi pour cette assise est l’hôtel Radisson Blu de N’Djaména et c’est Habiba Salhoulba, Secrétaire Générale de la Fondation Grand Cœur qui a clôturé les travaux.

Au total, plus de 80 journalistes des différents organes prennent part à cette formation. L’objectif visé à travers cette formation est d’amener les journalistes à sensibiliser la population sur comment prévenir l’infertilité et l’infertilité masculine afin d’éviter la stigmatisation.

Par les journalistes, les deux Fondations veulent atteindre la vison d’un monde où chacun peut mener une vie saine et épanouissante et que la fertilité n’est pas une affaire de la femme mais une responsabilité partagée.

Après avoir présenté la Fondation Merck, Dr Daniel Trah à souligné l’importance du choix d’outiller les journalistes sur la notion de la santé en général et de la fécondité en particulier. Pour lui, la Fondation Merck vise à sensibiliser les gens à la prévention de l’infertilité et le changement de mentalité. Ceci, grâce à l’accès à l’information et aux soins de santé mais aussi à travers l’autonomisation des femmes a t-il ajouté.

Avant d’entamer la phase des présentations, une vidéo d’une femme agressée par son mari a été projeté. Dans ce cour métrage, l’assistance a suivi avec plein d’émotion l’histoire d’une femme victimes de l’infertilité. Cette jeune femme au nom du Jacqueline vivait dans un village au Kenya à été accusée par son mari d’infertilité et lui a coupé les mains.

Juste, après cette séquence vidéo, Dr Fatimé Tambocha, gynécologue, a présenté un module sur la prévention de l’infertilité et le lien entre l’infertilité et les maladies infectieuses. Dans sa présentation, elle a fait savoir que l’infertilité est une responsabilité partagée par le couple. Pourtant, dans nos sociétés plus souvent les victimes de stigmatisation et d’exclusion sont les femmes déplore t’elle.

Dr Gatou Madingar a détaillé quand à lui les options de la prise en charge de l’infertilité. Pour, lui la femme etant jeune à plus de chance d’être enceinte et que le taux régresse au-delà de 35 ans. Il a mis l’accent sur la consultation.

Après ces deux premiers modules, un deuxième film réalisé au Tchad a été projeté. Il retrace les conditions dans lesquelles les femmes infertiles vivent. Selon plusieurs témoignages, certaines femmes sont rejetées par leur mari soit par la société.

Une vue des Participants

Abdellah Issa Mahamat, Conseiller des Médias auprès du Ministère de la Communication a présenté le paysage médiatique du Tchad. Il s’est appesanti sur la nécessité d’un journaliste à respecter l’éthique et la déontologie du métier qui selon lui est une feuille de route.

Le rôle des Médias pour briser la stigmatisation de l’infertilité en Afrique est développé par Mbairé Bessingar, journaliste et ancien Directeur Général de l’Agence de Presse et d’Editions. Pour lui, sans les médias on ne peut pas informer et sans les journalistes on ne peut sensibiliser. Cet adage doit inspirer à faire cesser l’idée selon laquelle une femme qui n’enfante pas est une demie personne.

Le dernier module a été présenté par Éléonore NDIZEYE, journaliste Burundaise. Elle a évoqué les normes internationales de communication et a partagée ses expériences passées dans le domaine de la santé. Pour elle, les faits sont sacrés. Le journaliste doit à travers sont micro ou plume sauver des vies.

Cependant, les médias sont le seul moyen efficace pour les changements de comportement vis-à-vis des femmes stigmatisées, c’est pourquoi elle invitent les journalistes à orienter leurs écrits sur l’accessibilité aux soins de l’infertilité. elle a conclu sa présentation en invitant les journalistes à respecter l’éthique ainsi les uses et coutumes du pays.

Une bonne connaissance de ce problème, une bonne hygiène de vie et une consultation précose permettent de prévenir l’infertilité. Toutefois, les hommes des médias doivent faire comprendre aux hommes que l’infertilité n’est pas seulement l’affaire des femmes.

Des échanges et la mise d’attestation ont mis terme à cette journée d’information.

TWM/Mbodou Hassan

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