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Face à plusieurs cas des personnes atteintes par un virus en Chine, l’OMS en alerte

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient d’annoncer la mort de trois nouvelles victimes du virus apparenté au SRAS apparu récemment en Chine. L’une d’elles, un homme qui souffrait de difficultés respiratoires, était âgée de 89 ans et vivait dans la ville de Wuhan, où les premières infections ont été repérées. Le bilan actuel est de six morts confirmées, 291 cas recensés – dont plus de 200 en Chine – et 922 patients en observation en attente de diagnostic. Depuis peu, un Australien, rentrant d’un séjour en Chine qui l’avait emmené à Wuhan, présente les mêmes symptômes de cet inquiétant virus. Aux Philippines, un jeune garçon de cinq ans, lui aussi revenu de Chine, pourrait bien souffrir de la même maladie. Des médecins attendent encore d’autres analyses avant de confirmer son cas.

D’après les premières informations sur cette infection, elle serait due à un coronavirus (famille de virus, notamment responsable du rhume) très proche de celui qui cause les mêmes symptômes que le syndrome respiratoire aigu sévère, ou SRAS. Le coronavirus du SRAS, ou SRAS-CoV, cible les cellules épithéliales des parois respiratoires et entraîne une violente pneumonie avec forte fièvre. Entre 2002 et 2003, une épidémie de SRAS apparaît à Hong-Kong et fait près de 900 morts à travers le monde en moins d’un an avant d’être contenue.

L’Asie bientôt en « alerte maximale » ?

L’infection actuelle semble avoir débuté il y a environ un mois à Wuhan, une ville de onze millions d’habitants à l’est de la Chine. D’après l’OMS, elle proviendrait d’un animal malade, encore non déterminé, présent – vivant ou non – sur le marché de la ville. Aujourd’hui, un scientifique chinois affirme que l’infection est transmissible d’humain à humain « par contact étroit ». De nombreux cas ont déjà été recensés en dehors de la Chine : au Japon, en Thaïlande, en Corée du Sud et maintenant en Australie et peut-être aux Philippines. Cette épidémie naissante intervient à quelques jours du nouvel an chinois, le samedi 25 janvier, qui génère de nombreuses migrations arrivant ou quittant le pays. Le gouvernement chinois n’a d’ailleurs forcé aucune restriction concernant les déplacements en Chine, pour le moment. A Hong-Kong, où le mauvais souvenir du SRAS reste vivace, l’aéroport de la ville s’est armé de mesures de sécurité renforcées pour l’occasion. En plus du contrôle thermique habituel, les voyageurs en provenance de Wuhan doivent remplir un formulaire détaillé les concernant, sous peine de 6 mois d’emprisonnement en cas de mensonge. L’OMS a prévu d’adresser le cas de cet inquiétant virus mercredi. Elle déterminera alors s’il est à considérer comme une « urgence de santé publique de portée internationale », pour forcer les gouvernements – et en premier lieu, la Chine – à agir en conséquence sans tarder.

JdG infos

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