fbpx

Talani : Témoignage d’un jeune cireur dans les rues de N’Djamena

Talani, ce terme enprunter du Borno graphique qui signifie vendeur ambulant.

Pour ce premier numéro de Talani, Toumaï web Médias vous plonge dans le quotidien des jeunes commerçants ambulants et autres entrepreneurs qui au travers leur activité commerciale et économique se battent pour le meilleur de leur famille ainsi que donner l’exemple de réussite modeste dans l’entrepreneuriat jeune.

Jeune, 15 ans, aux yeux persévérants et à la démarche courageuse, ce garçon, qu’il  refuse de donner son nom, nous laisse qu’à  même prendre une photo de lui.

Venu de Bedjondo localité située dans la province du Logone oriental, il fait partie de ces garçons qui se déplacent dans la capitale pour exercer les petits commerces. Lui, il est spécialisé dans le cirage des chaussures.

Rencontré au quartier Amriguébé dans le 5ème arrondissement ; le jeune de la quinzaine nous fait savoir qu’il a quitté le quartier Atrone, dans le 7ème arrondissement de N’Djamena. Il fait la marche à la recherche des clients qui ont besoin de rendre leurs chaussures propres et brillantes.

« J’ai quitté le village pour N’Djamena à la recherche des moyens financiers pour aider ma famille et aussi subvenir à certains de mes besoins » dit-il. N’ayant pas eu la chance de fréquenter l’école, il rêve de réussir à la sueur de son front. Il dit gagner 600 Francs, 1000 Francs, à la rigueur 1500francs par jour.

Je ne fais de faux, je ne vole pas, je ne prends pas d’alcool, avec le peu que je gagne, je parviens à satisfaire certains de mes besoins et j’en suis fier, nous confie-il, en langue Ngambaye.

Un client que nous avons rencontré avec le jeune témoigne de son choix de cirer dans les rues « D’abord je n’ai pas le temps pour le faire moi-même. Ces jeunes savent faire leur travail, je suis toujours satisfait après service. En les payant, c’est aussi ma façon de les aider et de les encourager».

Les cireurs se multiplient à N’Djamena ces derniers temps, avec la poussière et la fraicheur les besoins pour le port des chaussures fermées se font sentir.

Le jeune pour sa part, lance un appel auprès des bonnes volontés pour faire avancer ses commerces et aussi entreprendre des nouvelles initiatives.

@TWM Ahmat Ali Adji

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *