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Niger : Sur la piste des taximen clandestin ou le KAMA MINI de Niamey

Un phénomène agite depuis un certain temps, le milieu des transports urbains à Niamey, particulièrement celui des taximen appelés clandestin.

Ce sont des conducteurs irrespectueux des règles, traditionnellement des bandits de quartiers qu’on retrouve parmi ceux nommés KAMA MINI, en d’autres termes des assistants. Leur travail consiste à la reprise des activités des taximen fatigués pour diverses raisons pour pouvoir trouver quelques gains journaliers, souvent nocturnes.

C’est dire qu’il existe à l’origine de leur travail, une certaine complicité avec les propriétaires des véhicules auxquels ils doivent verser une contrepartie des revenus illicites. Ainsi opèrent-ils,  habituellement autour des quartiers périphériques mais aussi dans les quartiers huppés, l’essentiel pour eux, est que la police ne les piste. Le principe est la négociation des tarifs, selon les distances, le nombre des passagers et/ou les accessoires de transports (les bagages). Il sont comptent sur les distances qui leur permettent d’avoir à une seule course 2 000 ou 3 000 francs CFA plutôt que plusieurs petite courses fractionnées en 200 ou 300.

Ils sont remarquables à leurs légères tenues, faites de petits débardeurs, de casquettes portés en diagonales, des lunettes noires rappelant les bandits de New York auxquels ils s’identifient du reste, à l’image des rappeurs aux culottes demis pantalons. Vous les verrez habituellement à deux ou trois avec une demoiselle invitée à la sauvette, comme pour faire juste le tour de la ville, au lieu du travail normal du transport tarifié. Ceux-là sont les plus dangereux car portés sur les artifices du racket, du vol à la tire, parfois de l’enlèvement, et pire de l’assassinat. Ils sont reconnus dans des nombreux cas d’interpellation et d’arrestation par la police. Ces taximen chopent parfois des véhicules en réparation dans les garages, question de se faire un peu d’argent au petit matin.

Il est grand temps pour la quiétude des citadins, de combattre ce fléau par l’observation stricte des règles de la morale urbaine d’une part, et par des campagnes d’information et de sensibilisation, d’autre part. Il y va en effet de la sécurité publique.

TWM@: Niamey, Niger, Issa Ousman Mahamat

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