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Gestion de l’hygiène menstruelle en Afrique : les acteurs se concertent à Nairobi

Du 11 au 14 novembre prochain, se tiendra en Nairobi au Kenya, un sommet de haut niveau dans le but de mobiliser la volonté politique et les engagements financiers nécessaires de toute urgence pour mettre en œuvre définitivement et intégralement le Programme d’action de l’ICPD. Organisée par le FNUAP, en collaboration avec les gouvernements du Kenya et du Danemark, cette conférence va réunir des milliers d’acteurs du domaine de la santé en matière de procréation, ainsi que l’autonomisation des femmes et l’égalité des sexes, qui constituent la voie du développement durable.

La question de la gestion de l’hygiène menstruelle a longtemps été taboue dans les sociétés africaines de manière générale. Cette situation est née de l’absence d’un éveil de conscience sur la GHM et les barrières psychosociales qui perdurent encore dans certaines communautés. Des efforts considérables ont été consentis dans le monde entier et particulièrement en Afrique afin de réduire significativement les obstacles socioculturels qui entravent la bonne pratique de l’hygiène menstruelle grâce à des actions de sensibilisation menées autour de ladite question.

Néanmoins, il existe encore des comportements négatifs qui émaillent la pratique de l’hygiène menstruelle, chez bon nombre de femmes et des jeunes filles, soit en raison de la méconnaissance des bonnes pratiques y afférentes ou tout simplement par le fait que la société refuse de casser le tabou qui entoure ledit sujet.

Malgré les multiples actions de sensibilisation menées, la menstruation est toujours entourée de honte et de stigmatisation, de nombreuses filles et femmes se sentant gênées, discriminées quand elles ont leurs règles. Dans le monde entier, des cas de ‘’honte de la période’’ ont été rapportés et ont des conséquences dramatiques.

Cependant, le Conseil de concertation pour l’approvisionnement en eau et l’assainissement (qui soutient les activités de gestion de la santé au Kenya depuis 2014) collabore avec le Collectif mondial sur l’hygiène menstruelle et la santé, y compris la Coalition africaine pour la gestion de la santé, WASH United travaillent d’arrache pieds afin qu’aucune fille ou femme ne soit limitée en raison de ses règles.

Plusieurs objectifs ont été assignés à la tenue de cette rencontre d’envergure dont entre autres  le fait de tenir des consultations politiques avec les parties prenantes sur le projet de politique kenyane sur la gestion de l’hygiène menstruelle, utiliser les récits de la GHM au Kenya, un documentaire pour éclaircir les défis associés à la gestion de la gestion de l’hygiène menstruelle ; discuter de la programmation actuelle de la GHM et de la coordination nécessaire et éventuellement des nouvelles innovations requises pour lutter contre les pratiques néfastes liées à la santé sexuelle et reproductive et à la menstruation et de positionner la GHM en tant que question critique à la Conférence internationale sur la population et le développement (FNUAP) ICPD 25 à Nairobi et au-delà….

Au  Niger par exemple, grâce  au financement de WSSCC à travers ONU FEMMES et  aux appuis multiformes et multiples  des ONGs partenaires, la GHM qui était longtemps marginalisée par les professionnels du secteur   a vu son intégration dans les politiques publiques et stratégies nationales. Aujourd’hui, il est important de constater un engouement certain développé par les acteurs  grâce aux actions de sensibilisation et d’éducation menées par ONU FEMMES et ses partenaires dont le Réseau des Journalistes pour l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement (REJEA) sous la houlette du Ministère de l`Hydraulique et de l`Assainissement. Des activités terrain ont été réalisées au niveau des différentes régions du pays en vue de désacraliser la question de l’hygiène menstruelle. Au demeurant, les populations ont intériorisés les messages adressés avec, à la clé, des feedback solides de bonne pratique de l’hygiène menstruelle ayant permis d’évaluer la portée des campagnes menées.  

En effet, en milieu scolaire comme communautaire, la question n’est plus liturgique. Il convient de préciser que ces acteurs ont assimilé les notions essentielles de la GHM et servent de relais d’information et de communication à l’endroit des autres membres de la communauté.

Pour preuve, les autorités politiques, eus égards aux incessants rappels des ONGs intervenant dans le domaine, se sont engagées à inclure en bonne place la question de la GHM en termes des actions prioritaires du développement sous le regard vigilant du pouvoir législatif. Celui-ci appuie également les ONGs à travers des formations à plusieurs niveaux en vue de changer  les dogmes qui obstruent la compréhension de la population sur la GHM.

Les populations locales, en adoptant les bonnes pratiques en matière de GHM, ont considérablement amélioré leurs conditions de vie et d’hygiène en appliquant à la lettre les enseignements qui leur ont été prodigués par ONU FEMMES et les ONGs partenaires dont le REJEA au Niger. En ce sens, le cas du Niger fait école au niveau de la sous-région Ouest-africaine avec la vulgarisation des comportements d’hygiène menstruelle.  

Enfin, il incombe à tous les acteurs étatiques et non-étatiques de faire bloc, dans une synergie d’actions, afin de promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène menstruelle à l’échelle de toute l’étendue du territoire national.

En somme, il faut rappeler que le Sommet  de Nairobi comporte trois sous-activités qui vont comprendre une consultation politique suivie d’une activité de réseautage et d’apprentissage, la projection du documentaire et des discussions  aussi  un panel pour discuter des leçons de la GHM sur les politiques et les pratiques du Kenya, de l’Afrique du Sud, du Sénégal et du Niger.

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Source: actuniger par la Cellule de communication du  Réseau  Nigérien des Journaliste  pour l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement

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