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Maladies virales : une offensive scientifique en préparation à Pointe-Noire

La capitale économique du Congo-Brazzaville, Pointe-Noire, abrite du 25 au 27 octobre un congrès scientifique international autour des Virus Émergents et Ré-émergents (VERE). Objectif affiché : rendre davantage optimales les stratégies de lutte contre ces micro-organismes à l’origine de pathologies fort dangereuses comme Ebola et le chikungunya.

Du Dr Joseph Henri Alain Epelboin, anthropologue (France) au Professeur Eiji Ido de l’université de Chiba (Japon) en passant par le Professeur Pierre Saliou de l’Académie française de médecine et bien d’autres experts, c’est une bonne partie du gotha médico-scientifique mondial qui se réunira du 25 au 27 octobre à Pointe-Noire.

Une mobilisation qui se fait au moment où l’on enregistre l‘émergence des maladies causées par des Virus Émergents et Ré-émergents (VERE) au Congo et spécifiquement à Pointe-Noire où une épidémie de chikungunya a été déclarée en janvier dernier avant de toucher près de 5 000 personnes dans tout le pays ou presque.

Une épidémie qui n’est pas sans rappeler celle de la poliomyélite qui avait tué une centaine de personnes en 2010, même si en 2015 la pathologie n’a pas fait autant de victimes. Mais situé dans la zone tropicale et humide, le Congo-Brazzaville, comme bien d’autres pays du Bassin du Congo, est exposé à des épidémies davantage dangereuses.

Démarche préventive

Le cas d’Ebola qui, depuis août 2018, sème la désolation à l’est de la RDC (plus de 2000 décès), en dépit d’avancées significatives observées ces derniers mois dans la riposte. Et avec le nouveau vaccin dont l’usage est prévu pour le 1er novembre prochain, Ebola pourrait être mis hors d‘état de nuire en RDC.

Mais en matière de médecine comme dans la sûreté, il est interdit de baisser la garde, même pendant l’accalmie. La réunion de Pointe-Noire s’inscrit donc dans une marche purement anticipative et, mieux encore, préventive. Ainsi que l’attestent les objectifs énumérés dans les termes de références du congrès : « Cartographier les maladies VERE, améliorer le diagnostic précoce des infections VERE, favoriser l’accès aux nouvelles technologies sur la prise en charge bio clinique des VERE, etc. »

Les agents de santé, les décideurs de santé publique, les industries pharmaceutiques et de biotechnologie devraient ainsi être dotés d’armes optimales pour qu‘à l’avenir, ils soient capables de mener à bien les activités prophylactiques et/ou curatives contre les VERE.

Source: africnews par John Ndinga Ngoma

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