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Pont ouest de chagoua, les « bogo-bogo » douaniers soutirent de l’argent aux citoyens

Situé sur le fleuve chari de N’Djamena, le pont de chagoua est l’un des deux ponts les plus utilisés, notamment les piétons et les motocyclistes.

Nous sommes vendredi 16 heures 38 minutes, quand un homme habillé en tenue verdâtre barre la route à un motocycliste, insigne, force d’appui au régie financière.

Surpris par la présence de cet homme devant lui à l’improviste, il évite de cogner le sieur douanier, en ce moment,  une fille, élève de retour de l’école qui va éviter de justesse un accident. Elle est tombée, on lui demande si elle allait bien, elle répond, de manière posée qu’elle va bien, rien de grave. 

Pendant ce temps, à côté, les douaniers, gendarmes et autres hommes en treillis, sont en train d’interroger et intimider le propriétaire de la moto. «Hey petit, deli khali moto da, weene douane hanak? Rasguewi matissey». Littéralement, petit descend de la moto, où sont tes papiers des douanes, ne sois pas têtu». L’homme bien que petit, très retissant, du coup un autre homme en treillis, de longue taille . et mince, de teint clair, vient soudainement retirer la clé de la moto et partir s’assoir sous un arbre, juste à la descente du goudron. 

Les passants devant une incapacité à venir en aide à ce monsieur en difficulté, n’ont que leurs yeux  pour observer. 

Un troisième, celui-ci habillé aussi en militaire, mais rien ne prouve qu’il l’est. «Petit Taal nikomoulou wo moto hanak chila amchi», qui veut dire, viens on ne négocie, tu prends ta moto tu t’en vas. 

Pas convaincu, le motocycliste demande pourquoi vous m’avez barrer la route juste à la descente du pont, je pourrais tuer quelqu’un avec cette manière précipitée de stopper. 

Un autre passant, de taille moyenne, habillé en Getzner vient assister à la scène. Celui-ci demande aux hommes en treillis de laisser le propriétaire de la moto. Subitement, ces derniers commencent à renoncer à leur manège, cet intervenant a mis en doute leur capacité de nuire et de malmener cette victime.

Après discussion, il dit de donner la taxe du parc de stationnement, pourtant toute la scène n’a duré qu’environ 30minutes. Agacé, le motocycliste tend 500 francs, dépassés, ils acceptent.

Selon un usager, à partir de 16 heures, les militaires, tout corps confondu viennent se « chercher » au bord du pont pour trouver de massarif (de l’argent pour subvenir aux besoins de leur famille).

Il faut rappeler que cette pratique est récurrente chez les hommes en treillis, en temps normal, ces derniers sont sensés assurer la sécurité des paisibles citoyens et non les arnaquer.

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