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Tariq Ramadan autorisé à publier son livre

Malgré une procédure enclenchée à son encontre pour viol, Tariq Ramadan sort son ouvrage ce mercredi 11 septembre. La presse étrangère commente la contre-offensive médiatique lancée dernièrement par l’islamologue suisse.

“La justice a dit son mot”, indique sur son site Internet Maroc diplomatique. “‘Devoir de vérité’, le nouvel ouvrage de Tariq Ramadan, sort aujourd’hui”, mercredi 11 septembre. Et ce malgré la procédure enclenchée sur les accusations de viol de “Christelle” (nom d’emprunt), l’une des victimes présumées de l’islamologue. Elle a déposé un référé afin de faire interdire la parution du livre, car son vrai nom y est cité 84 fois. Or, d’après le tribunal de grande instance de Paris, qui a rendu sa décision mardi 10 septembre, interdire la publication du livre “porterait une atteinte excessive et disproportionnée à la liberté d’expression”.
Pour Tariq Ramadan, il s’agit d’une victoire puisque, dans ce livre, il dément les différentes accusations de viol l’ayant visé et “se dépeint comme la victime d’une chasse aux sorcières politique contre les extrémistes”, précise The National, média émirati.

Contre-offensive médiatique

De plus, après plusieurs mois de silence, “l’heure de [sa] contre-offensive médiatique” a sonné, relève Le Temps. En témoigne son intervention à la télévision du vendredi 6 septembre, durant laquelle “l’islamologue suisse a déroulé des explications avant tout destinées à saper la crédibilité des six femmes qui l’accusent de viol (dont une dernière en mai), et en particulier des deux victimes présumées de sévices sexuels dont les plaintes ont entraîné sa double mise en examen, puis son incarcération du 2 février au 15 novembre 2018”.
Lors de cette émission, “c’est avec un esprit affûté et aussi doux qu’un agneau que Tariq Ramadan [s’est présenté] à l’opinion publique”, ajoute encore la Frankfürter Allgemeine Zeitung. Pour appuyer ses propos, il n’a pas manqué de se comparer à “deux autres personnalités accusées de violences sexuelles puis blanchies, elles, par la justice française : l’ancien ministre Nicolas Hulot et l’actuel ministre des Comptes publics Gérald Darmanin”, précise Le Temps. Il est même allé jusqu’à faire un parallèle avec l’affaire Dreyfus, citant “le racisme antimusulman qui s’est installé” en France.
Ses propos ont provoqué “la dérision de tous” en France note The National, mais aussi de nombreuses critiques. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a rapidement réagi :

À l’attention du public musulman

Qui plus est, analyse encore le quotidien suisse Le Temps, “l’autre versant de cette riposte concerne son public musulman”. Toujours à la télévision, il a formulé des excuses envers sa “famille, Dieu et la communauté musulmane”. Ce qui n’a, une nouvelle fois, pas été très bien accueilli. Rapidement, “la fédération Musulmans de France (ex-UOIF) s’est dite ‘trahie par le comportement’ du théologien suisse”, explique L’Orient-Le Jour. Dans un “communiqué cinglant”, “elle dénonce un ‘comportement qui s’avère en totale contradiction avec les principes éthiques et moraux attendus d’un homme qui prône l’islam’”.
Et Le Temps de rappeler, qu’alors que l’instruction a été ouverte le 7 septembre 2018 “les auditions et les confrontations dans le volet suisse de l’affaire Ramadan” devraient avoir lieu “cet automne à Paris”.

Il aura fallu plus d’un an pour aboutir à ce résultat.”

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