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Mali: La jeunesse se mobilise pour la réhabilitation des routes

La mobilisation de la jeunesse malienne pour exiger la réhabilitation des routes, au-delà de la prise de conscience de celle-ci, prouve l’incapacité du régime IBK à satisfaire les besoins les plus élémentaires de la population.

Famélique, le bilan du président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, six ans après son accession au pouvoir manque de visibilité et de lisibilité. Et cela dans tous les domaines. L’espoir suscité par sa réélection a laissé la place au désespoir ou du moins s’est fondu comme du beurre au soleil. Car une année après sa réélection, IBK peine à amorcer le développement du Mali.

Partie de Kayes, la première région administration du pays, la crise des routes (comme il convient désormais de l’appeler) n’est que la face visible de l’iceberg. Elle n’est réalité qu’un élément déclencheur. Car plus que la réhabilitation des voies, la jeunesse, de Kayes à Tombouctou en passant par Gao, réclame une sorte de redevabilité de la part du pouvoir public.

Longtemps flouée, la jeunesse ne veut plus jouer le rôle de faire-valoir et exige des autorités la prise en compte de ses préoccupations. Il suffit juste d’écouter leur revendication pour se rendre compte. A Kayes par exemple, en plus de la réhabilitation du corridor Kayes-Bamako, la jeunesse demande l’ouverture du l’aéroport Dag-Dag, la relance du chemin de fer et la dotation de l’hôpital Fousseiny Daou d’un scanner.

Les jeunes de Tombouctou, quand eux, ont pour doléance, au-delà de la reprise des travaux de construction de la route Ngoma-Coura, Léré, Nianfunké, Tombouctou, l’équipement de l’hôpital régional et un plan de sécurisation de la région. Même chose à Gao où la jeunesse réclame outre la réhabilitation de la route Gao-Sévaré, la sécurisation de la région.

Cette poussée de fièvre de la couche juvénile traduit un malaise profond. Sinon comment comprendre une contagion du mouvement ? C’est également la conséquence de six d’immobilisme et des promesses non tenues par le régime, qui faut-il le rappeler a érigé le mensonge en mode de gouvernance. Elle est aussi une invitation au Chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, à changer de fusil d’épaule afin de faire face aux problèmes de la population. Le plutôt serait le mieux.

Abdrahamane Sissoko/Maliweb.ne

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