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Médias : Deux journalistes du ministère de la communication chassés de la radio Tchad

Deux fonctionnaires du ministère renvoyés par la direction de la radio Tchad.

Il y a plus d’un mois dans une note, qui porte la signature de la direction de la radio, deux journalistes fonctionnaires du ministère de la communication ont été renvoyés au ministère, que les journalistes l’appellent « garage ».

Ces jeunes journalistes intégrés au ministère de la communication mais non affectés faisaient du volontariat au sein de la radio Tchad, comme la plus part de leurs collègues. Certaines sources indiquent que ce renvoi se justifie par la conduite non professionnelle dans la couverture d’un reportage.

Mais récemment une autre note est parvenue du ministère leur notifiant de reprendre le travail, ces journalistes affichent une certaines reticences pour le retour. 

Selon notre source, ces derniers craignent que l’action se répète et aussi c’est « leur manière de laver l’honneur ».

Ils ont appris la nouvelle suite à une affiche comme tout autre individu.

Il faut rappeler  qu’il y a plus d’une soixantaine des journalistes au niveau du secrétariat du ministère de la communication, qui perçoivent leur salaire sans accomplir des tâches. Certains ont quitté le ministère pour d’autres départements, une partie est dans l’attente d’un lendemain meilleur.

A la télévision et à la radio Tchad, les stagiaires sont utilisés depuis la dissolution de l’ONRTV, dans l’attente d’un éventuel contrat.

Une pensée sur “Médias : Deux journalistes du ministère de la communication chassés de la radio Tchad

  • septembre 4, 2019 à 8:21
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    19 Ce travail de depolitisation, mene tous azimuts, trouve une illustration dans la communication de la prefecture sur le mouvement des travailleurs sans-papiers, survenu au printemps 2008. Sous l’egide du syndicat CGT, des demandes de regularisation sont deposees dans plusieurs prefectures, notamment en region parisienne. A cette occasion, une journaliste de LCI transmet au cabinet du prefet une demande pour filmer le depot des dossiers et interviewer le corps prefectoral. Le directeur de cabinet sollicite l’avis du ministere de l’Interieur, avant de communiquer sur un sujet designe comme « sensible ». Un compromis est propose a la journaliste : l’interview est refusee, mais le filmage est possible a condition de ne pas prendre le son, « pour eviter un coup tordu » 15 d’un militant de la CGT. Pour ne rien laisser au hasard, un policier en tenue est present lors du depot des dossiers. Avant de filmer, la journaliste est recue par le directeur de cabinet, pour « un briefing prealable sur un sujet sensible sur lequel un journaliste n’est pas forcement bien informe » 16. Le directeur de cabinet s’en tient aux elements de langage definis par le ministere de l’Interieur : il ne s’agit nullement d’une « regularisation massive » et les dossiers seront examines « au cas par cas ». A l’issue de cette sequence, il ne fait pas mystere de ses intentions reelles : s’il a repondu favorablement a cette demande de presse, c’est pour « revendiquer une image positive de transparence, et ne pas laisser dire que la prefecture a refuse de communiquer » 17. Ce faisant, il entend reduire la couverture televisuelle du mouvement local a une « bonne image », en adequation avec les standards journalistiques des chaines d’information en continu.

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