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Niger : Tabaski, à Niamey la viande grillée presque sur toutes les rues fait couler des salives

Événement familial, culturel et religieux, la fête de Tabaski ou Eïd Al-kabir a été observée, hier 11 août à la première heure, par les musulmans  du monde et ceux du  Niger.

Niamey la capitale Nigérienne, après l’abattage ou sacrifice du mouton, les jeunes se préparent pour entamer les protocoles permettant une bonne grillade du mouton. Une quantité importante du bois, des piquets pour accrocher, un espace aménagé aux devantures des portails, les voisins et passants sont aussi livrés au même exercice chez eux.

Une ambiance s’enclenche, un ainé donne des orientations pour que les cadets maitrisent bien la grillade, c’est une règle d’art qui s’apprend au fil des années, pour lui les détails sont important.

Les jeunes de la capitale, Niamyens ou Niameysé comme l’appellent les filles du centre-ville, ils utilisent leur langage pour indiquer l’évènement, « le baptême du feu ».

 Dan Maradi, un jeune Nigérien, fête pour la  deuxième fois  à Niamey nous donnes ses impressions « D’habitude la fête de Tabaski ou la fête du Ramadan, nous le souhaitons vraiment de fêter à la maison, c’est-à-dire fêter chez nous plus précisément avec les parents dans notre ville de Maradi. Mais la fête à Niamey, elle est aussi efficace, donc au premier jour de la fête tous les gars, font un travail d’équipe, pour qu’on puisse  s’occuper du mouton, vraiment la fête à Niamey, si on peut le dire elle est presque tout comparée à la fête de chez nous ». Conclu Dan Maradi.

« Alhamdoulilah, la fête du Tabaski se déroule normalement avec sérénité, dès le 1er jour, vous avez constaté en tout cas, nous prenons tout notre temps, pour faire seulement le travail des moutons, et le travail peut aller jusqu’à 22h 00, parce que nous travaillons avec du bois, maintenant avec le nouveau système du charbon avant 18h 00 le travail va s’achever, vite fait bien fait, dans l’ensemble la fête ça été. Déclare un jeune du quartier Yantala, un coin populaire.

Le 2ème jour de la fête, c’est une journée de partage de la viande grillée, filles, garçons, adultes ont pour mission de passer maisons par maisons, pour distribuer aux personnes vulnérables, c’est aussi un acte de solidarité envers leurs prochains.

Si certains montons sont prêts à être grillés, d’autres non vendus, échappent à la consommation, retournent aisément dans leur prairie, incapable de  changer la situation de ces derniers.

Cette viande déjà grillé reste conserver environ une semaine avant d’être découpée partagée et consommée.

Les quartiers Yantala, Plateau, recasement, Terminus et citée Fayçal que nous avons sillonné, affichent la détermination de ces populations pour célébrer la fête de Tabaski dans des bonnes conditions et le dévouement à accomplir un devoir religieux se lit sur les visages.

Niamey- Niger, rédigé par Younouss Sidick Abakar

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