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Santé: La drépanocytose complique la vie amoureuse des nigérianes.

Santé. “Je ne veux pas être veuve” : au Nigeria, la drépanocytose complique la vie amoureuse.

Dans ce pays africain, être porteur ou non de la maladie fait partie des critères pris en compte avant de se lancer dans une relation amoureuse, rapporte un article de CNN.

“Dans de nombreux endroits du monde, les questions lors d’un premier rendez-vous concernent généralement les centres d’intérêt ou les séries télévisées favorites” : mais au Nigeria, relate CNN, il est plus probable “qu’on vous interroge sur votre génétique que sur le fait que vous regardiez Grey’s Anatomy ou sur l’endroit où vous partez en vacances”. En effet, poursuit le média américain, de nombreuses personnes refusent “de perdre leur temps à fréquenter quelqu’un qui possède le gène porteur de la drépanocytose”, maladie héréditaire très répandue dans le pays. “Chaque année au Nigeria, environ 150 000 bébés naissent avec la drépanocytose, soit l’un des taux les plus élevés du monde”, détaille le média américain.
Samira Sanusi, fondatrice de l’organisation non gouvernementale SSSC (Samira Sanusi Sickle Cell Foundation) interrogée par la chaîne de télévision américaine, encourage ainsi les jeunes Nigérians “à prêter attention à leur génotype mais aussi à celui de leurs partenaires potentiels”. En effet, précise CNN, il y a de plus fortes chances qu’un enfant naisse avec la drépanocytose si ses deux parents sont porteurs du gène entraînant cette maladie.
“Généralement, les personnes qui connaissent leur génotype lorsqu’ils sont jeunes ou avant de s’engager dans une relation sérieuse sont en mesure de prendre des décisions avant que les sentiments n’apparaissent ou que la relation prenne forme”, affirme-t-elle.

Des tests obligatoires avant le mariage

La drépanocytose peut s’accompagner de complications très douloureuses, appelées “crises drépanocytaires”, provoquant une souffrance intense. “Les accidents vasculaires cérébraux, la paralysie et les ulcères aux jambes sont également des complications fréquentes.”
Les précautions recommandées par les médecins et organisations de santé se sont même récemment traduites par une décision politique : au mois de mai, le Parlement de l’État d’Anambra (dans le sud-est du pays) “a passé une loi rendant les tests génotypiques obligatoires avant le mariage”. Aucun corps religieux ou administratif ne doit célébrer d’union sans que les certificats obtenus à l’issue de ces tests ne leur soient présentés.
Il n’y a pas à l’heure actuelle de remède efficace contre cette maladie disponible dans le pays. “Certains patients ont été guéris grâce à des greffes de cellules-souches”, note CNN, mais cette opération “coûte plusieurs milliers de dollars”, dans un pays où l’on vit “avec moins de deux dollars [1,80 euro] par jour”.

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