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Idriss Abakar, l’inventeur tchadien qui innove

L’Organisation Africaine de Propriété Intellectuelle (OAPI) décerne le brevet de protection de ses inventions. Désormais, le premier gagnant de Tchad Talent 2017, section industrie, le tchadien Idriss Abakar est propriétaire de ses marques des différentes inventions déjà opérationnelles.

Idriss Abakar de son état civile, est né à N’Djaména le 14 janvier 1985, il passe ses premiers pas de l’éduction à École pilote de Farcha. Curieux de nature, persistant, il se crée un talent dès les bas âges. Après le lycée Ibrahim Mahamat itno de Farcha, le jeune Idriss désormais bachelier, s’envole pour les études supérieures en langue anglaise à l’Université de Zaria au Nigeria. Attiré par les bruits des moteurs et autres appareils techniques, il s’inscrit à l’Institut Technique à Bauchi au Nigeria. Deux diplômes décrochés, Idriss Abakar retourne au pays, pas pour travailler mais s’inscrit à l’Institut Supérieur des Technologies de  N’Djaména (IST)  pour un troisième diplôme, d’où il sort lauréat avec un diplôme d’Ingénieur en Maintenance Informatique Industrielle, option Télécoms.

Soucieux d’un Tchad indépendant en agriculture, il se fixe l’objectif de contribuer à une agriculture de qualité même quand on dispose d‘une petite espace,  avec compétence locale made in Tchad. En suivant ce jeune ambitieux, grandi à farcha, l’un des plus grands arrondissements de la capitale où toutes les installations industrielle sont logées, son penchant pour la technique n’est pas fortuit.

Après une journée chargée, un sac à la main, avant même d’ouvrir le portail de l’entrée, l’on entend « papa dja, papa dja » ou littéralement papa est arrivé, 3 enfants joyeux à l’accueil.

Fils d’un pays d’agriculture par excellence, mais une agriculture non exploitée, Idriss Abakar force son génie créateur au quotient. Inventeur tchadien, oui ça existe !  A son actif plusieurs appareils techniques :

Mini tracteur, un Motoculteur, katanka kabir un autre outil de labour, broyeuse de tige de mil, un Robot solaire qui assiste les enfants à mobilité réduite, et la décortiqueuse.

Chef de service espace entreprise à la chambre des commerces de Ndjamena, l’homme de la trentaine révolue abandonne les paperasses très souvent pour descendre sur le terrain dans le cadre de son travail. Maitrisant l’électricité, l’électronique, le solaire, l’Informatique et un peu la mécanique, Idriss Abakar dit avoir d’autres surprises.

« Le grand problème aujourd’hui est le manque de soutien et accompagnement financier, j’ai tout fait mais sans suite. Mon souhait le plus ardent, est que la marque tchadienne de la décortiqueuse que je viens de breveter puisse profiter aux tchadiens, en particulier aux producteurs. Je lance un appel aux bonnes volontés de se manifester pour  que cette invention puisse être vulgarisée. Il est beau d’inventer mais si on ne parvient pas à faire profiter en faveur de ceux qui sont dans le besoin, je pense que l’objectif n’est pas atteint» Renchérit l’Ingénieur avec  enthousiasme.

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