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207 morts, plus de 450 blessés à Sri Lanka suite à des explosions

Plus de 207 personnes sont mortes et plusieurs centaines ont été blessées ce dimanche dans une série d’explosions qui ont visé des hôtels et des églises où était célébrée la messe de Pâques.

En ce dimanche de Pâques, la communauté catholique du Sri Lanka a été visée par une vague d’explosions meurtrières, qui a fait au moins 207 morts à Colombo, la capitale, mais aussi à Negombo et à Batticaloa. Des attaques unanimement condamnées par la communauté internationale et qui ont conduit le gouvernement srilankais à décréter un couvre-feu pour « une durée indéterminée.

Ces attaques ont fait au moins 207 victimes, ont annoncé les autorités qui précisent que 35 d’entre elles sont de nationalité étrangère. Un jeune Portugais d’une trentaine d’années, qui se trouvait avec son épouse dans un hôtel de Colombo, figure notamment parmi les victimes, a indiqué depuis Lisbonne la consule du Portugal sur place, Preenie Pine.

Ce bilan, qui n’a cessé d’évoluer dans la journée, reste encore provisoire, plus de 450 blessés ayant par ailleurs été recensés, a indiqué le porte-parole de la police, Ruwan Gunasekera.

  • Quatre hôtels et trois églises visés

Huit explosions se sont produites ce dimanche, dont six dans la matinée et deux en début d’après-midi. Au moins 66 personnes ont été tuées à Colombo, où quatre hôtels de luxe (Cinnamon Grand, Shangri-La, Kingsbury, Dehiwela) et une église (Saint-Anthony) ont été frappés. Soixante-sept personnes ont aussi péri dans l’église Saint-Sébastien de Negombo, une localité située au nord de la capitale. Et 25 autres ont trouvé la mort selon la police dans une explosion dans l’église Zion de Batticaloa, dans l’est de l’île. 

Trois policiers ont par ailleurs été tués à Orugodawatta, dans la banlieue nord de Colombo, alors qu’ils effectuaient une opération de recherches dans une maison.

  • Au moins deux kamikazes impliqués dans deux explosions

À Orugodawatta, un kamikaze a tué trois policierss en début d’après-midi en se faisant exploser dans un bâtiment de cette banlieue du nord de la capitale Colombo. Des policiers étaient entrés dans une maison de cette localité pour une opération de recherches lorsque le suspect s’est fait exploser, a indiqué la police. La déflagration a causé l’effondrement du plafond, qui a enseveli les membres des forces de l’ordre.

Dans l’hôtel de luxe Cinnamon Grand à Colombo, un kamikaze a enclenché sa bombe vers 8h30 locales dans la file de clients attendant de pouvoir entrer pour un buffet de Pâques dans un restaurant de l’établissement. Selon d’autres responsables de l’hôtel, l’homme était un ressortissant sri-lankais qui avait pris une chambre depuis samedi dans l’établissement.

  • Aucune revendication pour le moment

Ces huit attaques n’ont pour le moment pas été revendiquées. Mais le chef de la police nationale, Pujuth Jayasundara, avait alerté ses services il y a dix jours en indiquant qu’un mouvement islamiste appelé NTJ (National Thowheeth Jama’ath) projetait « des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute commission indienne ».

  • Le gouvernement srilankais plus que jamais mobilisé 

« Je condamne fortement les attaques lâches sur notre peuple aujourd’hui. J’appelle tous les Sri-Lankais à rester unis et fort en ces temps tragiques », a déclaré le Premier ministre sri-lankais Ranil Wickremesinghe  sur son compte Twitter officiel, ajoutant que le gouvernement prenait des « mesures immédiates pour contenir la situation ».

Le président srilankais Maithripala Sirisena s’est dit choqué par les explosions. De son côté, le ministre des Finances Mangala Samaraweera a affirmé que les attaques avaient tué « de nombreux innocents » et semblaient « une tentative coordonnée pour provoquer des meurtres, le chaos et l’anarchie ».

Le ministre des Réformes économiques Harsha de Silva a fait état de « scènes horribles » à l’église Saint-Anthony de Colombo et dans deux des hôtels visés où il s’est rendu. 

L’archevêque de Colombo a appelé le gouvernement du Sri Lanka à « mener une enquête solide et impartiale pour déterminer qui est responsable de ces actes » et à « punir sans pitié » leurs auteurs. « Seuls des animaux peuvent se comporter ainsi », a estimé Malcom Ranjit devant des journalistes.

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