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Niger: Au moins dix morts lors des épreuves physiques du concours d’entrée à la douane.

C’est un événement tragique qui s’est passé le samedi 13 avril lors des épreuves physiques d’endurance pour le concours de recrutement des agents de surveillance de catégorie D1 des Douanes nigériennes.

 A Niamey, huit (8) décès ont en effet été enregistrés selon nos sources et confirmés par des sources médicales et deux (2) autres ont été enregistrés à Dosso.

Le bilan reste provisoire puisque les épreuves se sont déroulées également dans les autres régions du pays et il ne s’agissait que des cas enregistrés sur place.

Des blessés ont aussi été enregistrés au cours de la course de 8 kilomètres.

Plusieurs facteurs expliquent cette tragédie et en l’absence de communication officielle, il importe que des décisions soient prises pour améliorer les conditions dans lesquelles se déroulent ces épreuves.

A Niamey par exemple, près de 8.000 candidats ont été convoqués dès la veille, vendredi 12 avril à 23h, pour la course qui démarre à 6h. Il fallait courir les 8 kilomètres en 30 minutes et malgré l’allongement de la durée à 45 minutes, cela n’a pas vraiment été pris en compte comme nous l’ont témoigné plusieurs postulants. Résultat, dès le départ de la course, certains ont été piétinés par le mouvement de foule alors que d’autres ont succombé à des crises cardiaques surtout avec la chaleur bien que c’est dans la matinée. Aussi, au niveau de l’arrivée, la stratégie qui consiste à fermer la porte du lieu d’arrivée une fois le temps imparti pour l’épreuve écoulé, a amplifié la pression sur les candidats qui ont pu presque arrivés à bout de l’épreuve. Certains ont en dépit de cause escaladé les murs de l’enceinte de la gendarmerie de Kouara Tégui (ligne d’arrivée) et d’autres se sont même blessés aux barbelés.

L’autre fait qui mérite aussi d’être pris en compte, ce sont les conditions d’aptitudes des candidats. Ces derniers sont en principe tenus de passer un examen médical et donc de disposer d’un certificat prouvant leur capacité physique à passer l’épreuve. Des certificats qui sont décernés par des médecins sauf qu’il y a comme pour le cas de beaucoup d’autres concours, un laisser-aller qui malheureusement peut avoir des répercussions négatives comme c’est le cas avec ce qui vient de se passer à Niamey et Dosso.

Il urge par conséquent que des leçons soient tirées et des décisions prises pour que les risques soient minimisés. Au regard du taux de chômage ambiant chez les jeunes, comme en atteste le nombre de dossiers déposés, on ne saurait en rejeter toute la faute aux seuls candidats…

Source: Ikali (Actuniger.com)

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