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Culture: À 50 ans, le FESPACO ouvre sa 26e édition.

Le FESPACO, Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, célèbre ses 50 ans, en présence de nombreux réalisateurs, acteurs, producteurs, cinéastes venus des quatre coins du continent et de la diaspora.

La cérémonie d’ouverture a lieu ce samedi 23 février au stade municipal de Ouagadougou, qui se transforme en capitale du cinéma en Afrique. Pour sa 26e édition, le festival présente plus de 160 films de tout le continent mais aussi de la diaspora. Le cinquantenaire, consacré au thème « Mémoire et avenir des cinémas africains », sera également l’occasion rêvée d’honorer les plus grands cinéastes africains et de projeter tous les films lauréats depuis un demi-siècle.

Le Fespaco ? Oui, ça se passe en Afrique, mais c’est unique au monde. Et cela commence dès l’ouverture avec le spectacle fulgurant des cavaliers et le cheval cabré devant la tribune officielle, à l’image de l’Etalon de Yennenga, le trophée légendaire du Fespaco, inspiré par la princesse guerrière du mythe fondateur de l’empire des Mossis. Cette « Palme d’or africaine » est devenue l’un des symboles de l’identité culturelle africaine.

Rwanda, pays invité d’honneur

Le film d’ouverture, The Mercy of the Jungle, du cinéaste Joel Karekezi, du Rwanda, pays invité d’honneur de cette édition cinquantenaire où dansera aussi le ballet national du Rwanda, sera projeté au Ciné Burkina, salle célèbre pour son accueil des festivaliers, aux rythmes burkinabè, par des musiciens locaux « chauffant » la salle avant chaque séance. Dans la chaleur de la capitale, on peut parfois assister à de véritables scènes de liesse dans les salles, avec un public acclamant son cinéaste comme une rock star, dansant, chantant, jusqu’à ce que la séance suivante mette fin à l’euphorie.

Ce rendez-vous cinématographique hors norme, avec ses 450 projections prévues et ses 5 000 professionnels du cinéma et des médias, ainsi que 100 000 spectateurs attendus pendant les huit jours de l’édition 2019, représente la fierté de tout un pays. En 1969, tout commence avec une « petite » semaine du cinéma africain, lancée par les fervents cinéphiles du ciné-club franco-voltaïque qui partent d’un constat simple : à l’époque, les Africains ne peuvent pas voir de films africains.

Un reportage de nos confrères de la RFI

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